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Farid Djouad Guibert (Au nom de la rose) : « Il existe des affinités évidentes entre la Rose et le Champagne »

Fondés sur des éléments simples (raffinement, qualité et prix abordables) auxquels l’enseigne est restée fidèle, Au nom de la rose fête cette année ses 20 ans. Farid Djouad Guibert, son directeur général, analyse ce succès pour Champmarket. Et nous révèle de quelle manière il aime déguster son Champagne.

Champmarket : Au nom de la rose fête ses 20 ans cette année, pourquoi avoir choisi cette fleur spécifiquement ?

FDG : Nous avons lancé la marque avec des passionnés de roses. Tout est né d’une envie et d’un véritable attrait pour cette fleur. C’est au départ une histoire de passions sincères pour ce produit. Cela a donné vie à un projet axé principalement sur le plaisir. Nous avons d’abord lancé un magasin, il y a vingt ans,  rue de  Tournon  dans le 6èmearrondissement de Paris. Ce magasin a très vite séduit car il était dédié à une seule fleur, déclinée en une multitude de variétés et de couleurs. De plus, nous avions choisi de créer des petites boutiques, semblables à des jardins au cœur de la ville. Très vite, les clients sont tombés sous le charme et la boutique est devenue très à la mode. Notamment dans les milieux de la mode et des médias.

Pourquoi avoir opté pour un mono produit ?

C’est vraiment pour ce produit-là et non pour une autre fleur que nous avons lancé ce concept. La rose  est  vraiment singulière. Il y a vingt ans, certains nous disaient qu’il était risqué de ne proposer qu’une seule fleur et que le concept ne marcherait pas. C’est pourtant la fleur qui se développe le plus à l’international.

Combien avez-vous justement d’enseignes en France et  à l’international ?

Nous avons aujourd’hui 60 boutiques en France et 30 à l’international. Ces points de vente sont répartis dans neuf pays : Espagne, Russie (dont 15 à Moscou), Belgique, Italie, Bahreïn, Koweït, Liban, et Chine et bien sûr la France.

Vous avez également un site Internet. Quelle est la proportion de roses vendue  en point de vente et sur votre site Internet ?

Nous avons, en effet, lancé notre site Internet marchand www.aunomdelarose.fr en 2001.  Il représente aujourd’hui  15 % du chiffre d’affaires de la marque. Nous avons lancé le site car un certain nombre de nos clients nous demandaient si nous livrions par Interflora. Ce qui n’était évidement pas le cas. Nous avons alors décidé d’apporter un service supplémentaire à nos clients.  Aujourd’hui, nous réalisons 85 % de nos ventes dans nos points de vente et 15 % sur Internet où les achats sont principalement destinés à être des cadeaux.

La vente de roses est-elle saisonnière ?

Une des particularités du concept est que nos produits sont à 80 % destinés à être offerts.  Notre produit est un produit cadeau. D’ailleurs, nos concurrents ne sont pas les fleuristes, mais plutôt les cavistes, les chocolatiers, les bijoutiers…  Par ailleurs, outre des achats quotidiens (60 000 roses sont vendues quotidiennement), nous connaissons trois grands pics : la Saint Valentin, qui est notre plus grosse journée, la fête des mères qui est notre plus gros week-end, et les fêtes de fin d’année qui représentent notre plus grosse semaine.

Y-a-t-il des affinités entre les roses et  le champagne ?

Oui, et à plus d’un titre. En dehors du fait que ce sont deux produits que l’on aime offrir et qui font toujours plaisir, il existe des affinités évidentes entre ces deux produitsLes rosiers ont depuis toujours joué un rôle protecteur de la vigne. Ils permettaient, en effet, de détecter en amont des risques de maladie des plants. Puis, quand la mode du Champagne Rosé est apparue, l’association du champagne et de la rose est devenue évidente. Aujourd’hui, ces deux produits peuvent s’offrir ensemble.

Êtes-vous, vous-même, amateur de champagne ?

Oui j’en suis amateur. J’ai une préférence pour le Champagne Brut et le Blanc de Blancs. Quant aux maisons, j’ai un penchant pour la maison Bruno Paillard et les Champagnes Deutz.

Comment l’aimez-vous ?

Je préfère la coupe à la flûte. Je trouve qu’on le déguste mieux.

Propos recueillis par Ava Eschwège – © AdC – L’Agence de Contenu