Stanislas Thiénot : une passion du vin et une obsession de l'excellence

Depuis 30 ans, Alain Thiénot construit en Champagne les fondations d’une nouvelle Maison, fidèle aux valeurs essentielles, qualité, modernité et luxe qui ont permis le rayonnement du vignoble. Ce pari de création est exemplaire de la personnalité d’un entrepreneur volontaire, conjuguant les valeurs de terroir, de savoir-faire et de faire-savoir. Son fils Stanislas, désormais à la direction générale de la Maison de Champagne Thiénot nous en parle.

Stanislas Thienot La Maison Thiénot est aujourd’hui l’une des rares qui soit encore familiale dans l’univers des Maisons de Champagne. Qu’est-ce que cela implique pour vous qui en portez le Nom ? Comment vivez-vous cette aventure familiale ? Thiénot est une aventure familiale depuis sa création en 1985 par mon père Alain Thiénot. Après 17 années passées comme courtier, il décide de lancer sa propre Maison grâce à la connaissance qu’il a acquise de la Champagne, des Crus et des vignerons. Aventure novatrice dans un univers de Maison séculaires ! Mon père est toujours Président de Champagne Thiénot et nous sommes avec ma sœur Garance à la direction générale. Il est le garant d’un savoir-faire et nous essayons avec ma sœur d’apporter une touche de modernité dans les vins et l’image. C’est pour moi une grande fierté et un plaisir de travailler avec mon père et en famille, ainsi que d’avoir mon nom sur les étiquettes. Mais c’est aussi une grande responsabilité car cela nous oblige à être intransigeants sur la qualité de nos vins.   Famille Champagnes Thienot Quelles sont les valeurs emblématiques des Champagnes Thiénot ? La famille en premier lieu, puisqu’elle est le socle de cette formidable aventure. La qualité évidement et aussi notre modernité, que nous assumons. En quelques mots, comment définiriez-vous le style Thiénot ? Le style de nos vins depuis plus de 30 ans est basé sur le fruit, la fraîcheur et la finesse. Nous cherchons à faire des vins délicats et aériens avec une structure et une complexité liées au vieillissement en caves. Maison Thienot La dimension familiale est très importante au sein de votre Maison, cela se concrétise notamment par les cuvées « famille » : les cuvées Alain Thiénot, Garance et Stanislas sont respectivement dédiées à votre père, votre sœur et vous-même. Quelles sont les caractéristiques de ces cuvées ? Quel en est le message ? Nos cuvées famille sont des vins principalement issus de nos vignobles en Premiers et Grand Crus. Seules les plus grandes années correspondant aux caractéristiques de chacune de ces cuvées sont millésimées. Cuvee Alain Thienot   La Cuvée Alain Thiénot est un assemblage de Chardonnay et de Pinot Noir et son premier millésime est celui de l’année de création de la Maison, 1985. C’est un champagne de repas avec toute la richesse et la complexité des Grands Crus. Cuvée Garance Thiénot       La Cuvée Garance, à la fois puissante et d’une grande finesse, est un champagne Blancs de Rouge issu des plus beaux Pinots Noirs de la Montagne de Reims. Cuvée Stanislas Thiénot     La Cuvée Stanislas est quant à elle un champagne Blanc de Blancs, assemblée à partir de Chardonnays de la Côte des Blancs qui lui confère une grande richesse, une texture unique et une belle minéralité.       Ces cuvées sont la marque de notre savoir-faire dans l’élaboration des vins de champagne.   Le nouveau millésime de l’iconique cuvée La Vigne aux Gamins a été lancé il y a peu de temps. Que représente cette cuvée au sein de votre gamme ? Quels en sont ses caractéristiques ? La vigne aux gamins   Il s’agit du millésime 2005 ! La Vigne aux Gamins provient exclusivement d’une parcelle d’Avize plantée il y a plus de 60 ans et qui bénéficie d’atouts exemplaires. Le sous-sol en craie pure donne au vin sa finesse et la tendance au millerandage, avec ses petites grappes aérées, assure un merveilleux niveau de maturité. Seules 3 à 4000 bouteilles sont tirées pour chaque millésime. C’est une cuvée singulière et d’une grande pureté.       À titre plus personnel, pouvez-vous partager avec nous vos meilleurs souvenirs liés au Champagne ? Mes premiers souvenirs, ce sont ces grandes réunions familiales, où enfant, je trempais un doigt dans les coupes (presque) vides des invités !   Comment et à quel(s) moment(s) appréciez-vous de déguster le Champagne ? Y a-t-il un moment qui n’y soit pas propice ?   Quel serait votre « mot de la fin » pour conclure cette interview ?
Une passion : le vin, une obsession : l’excellence !
Une expression de mon père qui résume en quelques mots mon état d’esprit !   Propos recueillis par la Rédaction Champmarket > Découvrir les Champagnes Thiénot]]>

Rémi Vervier, Champagne Palmer & Co : l’excellence n’est pas inaccessible

Palmer & Co incarne une élaboration hors du commun. Rémi Vervier, Directeur Général, Ingénieur et Oenologue de formation revient avec nous sur les fondamentaux de cette belle Maison Rémoise. Quelles sont les spécificités de votre vignoble ? Palmer & Co

La Maison Palmer & Co est solidement implantée sur 415 hectares de vignes, répartis sur une quarantaine de crus, dont plus de 200 hectares classés en Grands et Premiers Crus dans la Montagne de Reims. Cet encrage fort dans la Montagne de Reims est historique chez Palmer et cela nous permet d’assembler les plus beaux terroirs pour donner naissance à des grands vins de Champagne.  
Quel est l’esprit Palmer & Co ? Quelles sont vos valeurs ?
Les 7 pionniers qui ont fondé Palmer & Co en 1947 étaient à la recherche de l’harmonie et de la perfection. C’est cette quête de l’équilibre parfait qui nous guide au quotidien et qui permet à tous les « Palmériens » de se retrouver autour des valeurs de l’excellence, de la sincérité et de l’émotion et de participer avec fierté à la notoriété de la marque Palmer qui jouit aujourd’hui d’une très belle réputation et d’une très grande et rare fidélité.
  Implantés à Reims depuis 1959, les champagnes Palmer & Co sont une parfaite association entre tradition et modernité.Palmer & Co
Effectivement dans le monde visible, Palmer bâtit une modernité active, lucide, servie par des techniques de pointe mais dans le monde secret de nos caves, Palmer préserve la tradition, entretient la mémoire de gestes ancestraux — chaque nouvelle génération de cavistes étant formée par l’ancienne. Nous revendiquons un savoir-faire artisanal dans toute une série de manipulations traditionnelles comme le remuage sur pupitre de certaines cuvées et des grands contenant, la vinification traditionnelle des grands flacons, la construction savante de superbes « collections » de millésimes, etc… Savez-vous que notre plus ancien caviste fête ses 43 ans de Maison cette année ?  
De ces valeurs résultent de grands champagnes. Quel est le style des champagnes Palmer & Co ?
Le style Palmer est synonyme d’élégance et d’équilibre. Une signature reconnaissable qui repose sur trois piliers : l’Art de l’assemblage, l’œuvre du temps et l’Emotion. Nous démontrons que l’excellence n’est pas inaccessible et nous offrons aux consommateurs une valeur émotionnelle et un plaisir de dégustation qui va au-delà de leurs attentes.  
Vous portez un soin tout particulier aux Grands Flacons. Quelles cuvées proposez-vous dans ces flacons d’exception ?
Palmer & Co demeure l’une des très rares maisons de Champagne à pratiquer la prise de mousse au sein même des grands flacons. Pour nous, seuls les millésimes exceptionnels ou les assemblages spécifiques méritent d’être logés dans ces formats exceptionnels que nous laissons vieillir plusieurs décennies.  
Cuvée Amazone Que représente la Cuvée Palmer & Co Amazone au sein de la gamme ?
Amazone est semblable à nulle autre, tant par son Esprit que par sa bouteille aux courbes ovales, cette cuvée est un véritable hommage au potentiel des vins de réserve, un des fondements du style Palmer & Co. Nous sélectionnons les plus beaux vins de la Maison pour leur structure et leur aptitude au vieillissement et conservons cette cuvée dans le berceau crayeux de nos caves pendant 10 ans avant qu’elle ne révèle pleinement sa force et sa complexité. Un véritable travail d’orfèvre.
  La Maison Palmer est très liée au monde des Arts ?
Palmer entretient un lien étroit avec l’univers de l’art depuis de nombreuses années, nous organisons des rendez-vous événementiels réguliers depuis 1999. Notre 10ème exposition, baptisée « 7 » dont vous avez eu la gentillesse de parler vient d’ailleurs de refermer ses portes. Ce lien fort avec l’art fait partie intégrante de notre ADN, par ces différentes actions au service des artistes nous souhaitons rendre hommage à la création et offrir des moments d’exceptions ou la beauté des œuvres de créateurs talentueux rencontre la magie et l’élégance d’un grand Champagne.
  À titre plus personnel, comment aimez-vous déguster le champagne ?
Palmer & Co Magnum brut     En magnum ! (rires). Au-delà de son format festif, je pense que le magnum permet un développement plus harmonieux des arômes, et offre souvent une complexité plus importante et des vins plus épanouis. Chez Palmer nous conservons les magnums 8 à 12 ans dans nos caves, c’est un de nos secrets pour atteindre l’équilibre parfait. Un savoir-faire connu des initiés !
    Quel serait votre mot de la fin pour évoquer les champagnes Palmer & Co ?
Le profil des vins Palmer est très attrayant pour les amateurs de vin les plus exigeants comme les plus néophytes, c’est un champagne qui propose un large éventail d’émotions. Et à ce prix-là, il serait dommage de s’en priver… Alors bonne découverte ! Ou redécouverte…
  Propos recueillis par la Rédaction Champmarket > Découvrir les Champagnes Palmer & Co ]]>

Cyril Brun, Chef de caves Charles Heidsieck, nous raconte ses deuxièmes vendanges

Maison de Champagne Charles Heidsieck depuis mai 2015 seulement, Cyril Brun donne pourtant le sentiment d’incarner « Champagne Charlie » depuis toujours. Après un peu plus d’un an au sein de la Maison Charles Heidsieck, comment aborde-t-il ses deuxièmes vendanges, quelles sont ses attentes, comment transmet-il son expérience et son savoir-faire ?   Cyril Brun Vendanges En tant que gardien du “style Charles”, comment abordez-vous vos deuxièmes vendanges au sein de la Maison Charles Heidsieck ? Lors de la première campagne, la somme d’information à emmagasiner était énorme… J’aborde la deuxième campagne de façon plus sereine sur ce point, les fondamentaux de la Maison sont sans aucune ambigüité, définis et intégrés. La première campagne 2015 était « facile » d’un point de vue climatique et complexe dans l’intégration de la culture Maison. 2016 s’annonce presque opposée. Quelles sont les spécificités des vendanges au sein de la Maison Charles Heidsieck ? Comment vous préparez-vous à ce moment ? L’approche est par nature très pragmatique, nous sommes une petite maison, nous sommes à l’écoute de nos vignerons et nos partenaires pour cerner le profil de chaque nouvelle campagne. Un œil sur les indicateurs de maturation et l’autre sur les prévisions météorologiques permet de piloter au plus près le début de campagne. Les échanges sur le terrain sont également fondamentaux. Pourriez-vous nous parler des challenges spécifiques à cette année ? Quelles ont été les conditions climatiques ? La campagne 2016 a été très chaotique (gelées, grêle, mildiou, échaudage et parfois l’ensemble cumulé !). On va donc être confronté à de fortes disparités d’un secteur à l’autre et également à l’intérieur d’un même secteur voire d’une même vigne. Cette hétérogénéité est complexe à gérer dans la définition du circuit de cueillette.

Quels sont vos pressentiments concernant ce Millésime 2016 ? Allez-vous produire une cuvée millésimée 2016 ?

Il est bien trop prématuré pour avoir un avis pertinent à ce stade.

Comment transmettez-vous votre expérience au sein de la Maison Charles Heidsieck ?

Nous sommes une petite entreprise et le caractère « artisanal » est très présent dans notre culture. La taille des équipes est réduite et il y a beaucoup d’échanges entre collaborateurs. J’ai encore ce regard extérieur qui est nécessaire pour challenger parfois des usages ancestraux qu’il est nécessaire de faire évoluer. Pourriez-vous partager avec nous un souvenir fort lié au champagne ? J’en ai énormément, cela fait partie de mon mode de vie. Je retiendrais la goutte de champagne avec laquelle j’ai baptisé mes enfants à leur naissance, tradition familiale. Comment aimez-vous déguster le champagne ? Quel est votre moment de dégustation privilégié ? Je n’ai pas de rituel défini. J’ai dépassé les codes et usages dogmatiques de consommation de Champagne (célébration, apéritif…). J’en consomme presque quotidiennement plus pour ce qu’est le vin que sa symbolique. Aux flûtes à champagne, je préfère les verres de capacité généreuse laissant pleinement s’exprimer le vin. Quel serait votre « mot de la fin » pour évoquer les Champagnes Charles Heidsieck ? Hédonisme.   Propos recueillis par la Rédaction Champmarket > Découvrir les Champagnes Charles Heidsieck   Cyril Brun en quelques mots : Né en Champagne d’une famille de vignerons négociants, Cyril Brun semblait prédestiné à développer une passion pour l’œnologie. Après des études de Commerce et d’œnologie à l’université de Reims, il a travaillé ces 15 dernières années au sein d’une autre grande Maison de Champagne. Personnage charismatique, doté d’un grand sens de l’humour et d’un charme subtilement anglais, Cyril Brun semble incarner parfaitement les valeurs de la Maison Charles Heidsieck et se fait digne successeur de Thierry Roset, précédent Chef de caves.   Crédits photos : Charles Heidsieck]]>

Joy-Astrid Poinsot, Chef porte-parole des dîners Trilogie Palmes d'Or par Nicolas Feuillatte

Trilogie Palmes D’Or de la Maison Nicolas Feuillatte. Elle nous livre aujourd’hui sa vision de la relation très étroite entre gastronomie et vins de Champagne.   Quel est votre parcours dans l’univers de la gastronomie ? Issue d’une famille de restaurateurs, j’ai été baignée dans l’univers culinaire depuis mon plus jeune âge. Après une solide formation à l’Institut Paul Bocuse à Lyon, j’ai eu la chance de pouvoir faire mes armes dans des maisons prestigieuses comme Lameloise, Raynier Marchetti et La Grande Cascade pour ensuite ouvrir mon propre restaurant spécialisé dans le Bœuf Charolais. En 2016 j’ai intégré le prestigieux concours de Top Chef qui m’a permis de définir davantage ma cuisine et de m’ouvrir à d’autres horizons. Comment définiriez-vous votre style culinaire ? Ma cuisine est en adéquation avec ma personnalité : fraiche, pétillante, colorée avec un soupçon d’audace ; mais tout en restant sur une base très traditionnelle avec des goûts francs et tranchés.  Un dîner tout au Champagne est un moment d’exception. Aviez-vous déjà réalisé un dîner sur cette thématique ? C’est une grande première pour moi ansi qu’un grand honneur. Je réalise qu’à mon âge c’est une chance inouïe de pouvoir participer à un tel projet. Je vais tout faire pour être à la hauteur et faire rêver nos hôtes.  Quelle est selon vous la spécificité d’un dîner au Champagne ? Je vais donner mon point de vue de cuisinière : un dîner au Champagne doit être à mon sens comme une envolée lyrique… Telle la bulle qui pétille en bouche et vient rafraîchir les papilles, les mets doivent monter en puissance et être en parfaite adéquation. Les produits doivent être choisis avec soin et travaillés avec finesse pour ne pas en gâcher les saveurs.   Les Champagnes Nicolas Feuillatte proposent en Édition Limitée une Trilogie exceptionnelle autour des trois millésimes 1998, 1999 et 2000 de leur cuvée de prestige Palmes d’Or. Quelles sont selon vous les spécificités de chaque millésime ? En entrée, le Champagne Nicolas Feuillatte Palmes d’Or 2000 présente des notes fumées minérales, c’est un vin droit et franc. Il fait preuve d’une grande complexité et mérite que l’on découvre ses différentes facettes. C’est pourquoi je choisis de l’associer à un assortiment de bouchées variées, sous forme de dégustation, afin de sublimer chaque facette du vin : –       Palourde en gelée de mer et algues wakamé :  Le côté “noisette” de la palourde et le côté salin de l’eau de mer permettent de faire ressortir le côté minéral du vin. Et au contraire, la salade d’algues wakamé apportera une touche de douceur. –       Caviar d’Aquitaine et courge butternut : La courge butternut délicatement mêlée au caviar saura à merveille sublimer la vivacité de ce Champagne. –       Huitre fumée et confit de coing : Je tenais à faire un rappel au premier nez fumé de la cuvé Palmes d’Or en l’associant à une huître délicatement fumée aux herbes séchées, contrebalancée par la douceur du coing, comme un rayon de soleil, un air de vacances. –       Raviole de Homard, kumbawa légumes de saison : La touche florale et exotique du kumbawa se marie à merveille avec le homard dont la texture saura faire saliver sur les dernières notes de ce vin. En plat, la cuvée Palmes d’Or 1999 est un délice. Je n’ai pas le vocabulaire du sommelier pour le décrire mais il faut le goûter pour le comprendre. L’on pourrait dire que ce champagne se “croque à pleines dents, comme un fruit bien mûr. J’ai choisi de réaliser un suprême de Pigeon rôti, abats et cuisses en mouillettes toastées, mon jardin d’automne. Ce vin mérite à mon sens un produit fin et de caractère. À sa dégustation, j’ai eu une envie subite de manger du pigeon, comme une révélation. Voulant ainsi sortir des accords classiques, je travaille le pigeon dans son intégralité l’associant avec les fruits et les légumes que je peux trouver dans mon jardin, encore chauds des derniers rayons de soleil d’août. Une pomme avec un soupçon d’acidité, une poire bien mûre, un raisin, une betterave, quelques pignons de pin, des noisettes fraîches et pourquoi pas une figue ; je compose mon jardin au gré de mes trouvailles. On finira la dégustation de ce joyau sur du Fromage bien sûr, un camembert au lait cru contisé de fruits secs. Pour cela je choisis un camembert de Normandie farci de fruits secs et fruits confits et servi avec un pain aux fruits légèrement toasté… un délice, et pourquoi pas une salade d’endives à l’ huile de truffe qui apportera une douce amertume non pas déplaisante. Place à la douceur en terminant notre repas sur un Palme d’Or 1998 associé à un abricot en nage de basilic et biscuit coco. Une douceur et une volupté sans pareilles émanent de ce champagne. Il m’évoque quelque chose de doux, suave, comme l’abricot qui se mariera à merveille avec un tel vin et donnera une touche finale à ce dîner d’exception tout en légèreté. Je le marierai volontiers au basilic pour apporter un côté herbacé et une touche de sensualité avec un biscuit moelleux à la noix de coco. À titre plus personnel, comment appréciez-vous le Champagne ? J’aime le Champagne, bien-sûr ! Il est pour moi synonyme de fête. Je l’apprécie beaucoup dans ces moments de convivialité en famille ou entre amis.   Propos recueillis par la Rédaction Champmarket]]>

Damien Cambres, Directeur Général des Champagnes Paul Goerg : Que la Champagne et le Champagne restent dans l'excellence

Champagnes Paul Goerg élaborent des vins exclusifs et modernes, présentés de manière innovante. Centré sur la sublimation du Chardonnay grâce à des assemblages spécifiques, Paul Goerg privilégie depuis toujours la qualité et l’authenticité de ses cuvées. Damien Cambres, Directeur Général, nous livre les secrets de sa Maison de Champagne. Depuis leur nom, celui de l’ancien Maire de Vertus, jusqu’au style de leurs champagnes qui expriment beaucoup de finesse et de générosité, les Champagnes Paul Goerg sont intimement liés au terroir de Vertus dans la Côte des Blancs où ils s’approvisionnent depuis toujours auprès de quelques familles de vignerons associées pour produire les Champagnes Paul Goerg. Votre système de coopération familiale est une organisation unique en Champagne.
 Comment et pourquoi cette structure a-t-elle vu le jour ? C’est en 1950 que plusieurs familles de vignerons de Vertus s’unissent pour créer des Champagnes d’exception. Grâce à cette union, 7 familles ont pu unir leurs moyens et leur savoir-faire dans le but de produire un Champagne de qualité. Cette synergie de groupe leur a donné l’audace de créer une gamme autour du cépage emblématique de la Côte des Blancs, le Chardonnay. C’est quelques années plus tard, en 1984, que ces familles décident d’appeler ce Champagne Paul Goerg, en hommage à l’ancien maire de notre village qui avait oeuvré pour la défense du vignoble et des vignerons de Vertus. Quels-en sont les avantages ? Nous sommes très proches des viticulteurs. La réalisation d’un grand Champagne commence à la vigne ; nous les accompagnons tout au long de l’année et organisons avec eux une partie du circuit cueillette, en fonction de la maturité de chaque parcelle et lieu-dit. C’est un atout important pour la qualité, de pouvoir voir évoluer la vigne, avant qu’elle nous délivre ses meilleurs fruits. En quelques mots, comment définissez-vous le style Paul Goerg ?Paul Goerg Blanc de Blancs Les Champagnes Paul Goerg représentent la finesse et l’élégance. Nous travaillons le Chardonnay dans le but d’exprimer toutes ses facettes. Notre gamme propose un Blanc de Blancs au très faible dosage (Paul Goerg Cuvée Absolu Extra-Brut) afin de mettre l’accent sur les arômes naturels du terroir. Notre Paul Goerg Blanc de Blancs Brut exprime le Chardonnay dans toute sa splendeur : une onctuosité persistante et une fraîcheur incroyable. Notre millésime a, lui, vieilli près de 10 ans dans nos caves, ce qui procure au Chardonnay des arômes toastés, briochés et une longueur persistante et vanillée. La qualité et le respect du temps de vieillissement pour nos produits sont primordiaux dans l’élaboration de nos vins. Nous créons des Champagnes représentatifs du terroir si particulier de Vertus et de la Côte des Blancs en laissant s’exprimer, à travers ces cuvées, le couple indissociable cépage-terroir. Vous avez récemment installé une nouvelle cuverie hautement technologique.
 Que va permettre ce nouvel outil de production ? Ce nouvel outil nous permet d’élaborer des Champagnes avec encore plus de précision et de minutie. Cette cuverie a une capacité de 2000 hl, soit 50 petites cuves en inox. Les différentes parcelles et lieu-dit sont ainsi séparés dès le pressurage et ne seront regroupés qu’en fin de vinification, au moment de l’assemblage. Comment l’élaboration et le style des Champagnes Paul Goerg va-t-il évoluer ? Nous souhaitons poursuivre la tradition, tout en affinant notre recherche de l’excellence ; aller plus loin dans la finesse et la subtilité, en étant encore plus respectueux de nos produits. Paul Goerg Cuvée LadyQue représente la Cuvée Lady Vintage 2005 au sein de votre gamme ? La Cuvée Lady est une cuvée de prestige. Elle réunit tout le savoir-faire et les valeurs de notre maison dans une bouteille à la forme particulière. Elle représente essentiellement la richesse de notre terroir. En cette période de fêtes, quelles associations recommanderiez-vous avec les mets raffinés que nous retrouverons sur nos tables, comme le foie gras ? Les huitres ? ou le chapon ? Le foie gras sera mis en valeur par la cuvée Lady 2005, la saveur iodée des huitres sera sublimée par le Brut Absolu et la cuvée Tradition sera le compagnon parfait d’un chapon. À titre plus personnel, quels sont vos meilleurs souvenirs liés au Champagne ? Mon meilleur souvenir est la réalisation de mon premier assemblage. Ce n’était certes pas le meilleur mais la peur et l’appréhension de se tromper étaient telles que cela laisse des traces. C’est toutefois chaque année cette même appréhension qui revient lors de la décision finale des assemblages ; mais quelle satisfaction l’on trouve, 5 à 10 ans plus tard ! Comment et à quel(s) moment(s) préférez-vous déguster le Champagne ? Pour chaque moment il y a un Champagne. La richesse et la diversité de notre terroir et de nos cuvées permettent de passer un moment tranquille à l’apéritif entre amis, d’accompagner du début à la fin nos repas de fêtes ou encore de terminer une soirée en laissant la place à ses plus beaux rêves. Quel serait votre « mot de la fin » pour conclure cette interview ? Que la Champagne et le Champagne restent dans l’excellence. Paul Goerg y contribuera, soyez-en assuré ! Propos recueillis par la Rédaction Champmarket]]>

Les Champagnes Rosés Nicolas Feuillatte… pour se distinguer avec raffinement ! Guillaume Roffiaen dévoile ses secrets d'expert

Champagnes Nicolas Feuillatte, nous dévoile ses secrets d’expert concernant l’élaboration de ses champagnes Rosés.   Le Champagne Rosé connaît un véritable essor : pourquoi cet engouement ? L’essor du Champagne Rosé a démarré aux alentours de 2002- 2003. Il a tout de suite démontré son pouvoir de séduction sur la gente féminine qui l’apprécie encore aujourd’hui aussi bien pour sa fraîcheur que pour ses arômes de fruits rouges. Quelles sont vos différentes cuvées de Champagne Rosé ? Champagne à la personnalité́ affirmée, Palmes d’Or Rosé est notre cuvée icône, le seul “Rosé de saignée” Nicolas Feuillatte. Précision, tradition et savoir-faire président à l’élaboration de ce Champagne unique. Et le Nicolas Feuillatte Brut Rosé, à l’accessibilité́ aromatique plus classique mais tout en rondeur et en croquant. Comment s’explique la singularité́ gustative et olfactive de Palmes d’Or Rosé ? Nicolas Feuillatte Palmes d'Or Rosé 2006La singularité́ de notre cuvée de prestige Palmes d’Or Rosé s’explique par sa méthode d’élaboration dite de “saignée” qui demande une haute technicité́, devenue rare en Champagne. Ce savoir-faire réside dans l’équation entre temps de macération et niveau de maturité́ des raisins. Tout commence à la vendange. Les moûts macèrent avec des grappes de pinot noir, issues pour moitié du vignoble des Riceys, pour moitié de celui du Grand Cru Bouzy. La pulpe étant au contact de la peau noire, le jus prend alors une coloration rosée. Selon la maturité́ des raisins, la macération peut durer quelques dizaines d’heures à 3 jours. La dégustation se déroule en cours de macération afin de déceler le moment opportun pour procéder à la saignée et obtenir la texture et les caractéristiques organoleptiques souhaitées. Nous recueillons ce premier jus qui, révélé par la fermentation, confère au vin différentes tonalités de rose subtiles et raffinées. Nous observons déjà̀ des arômes de fraise et d’épices. Cette méthode a surtout l’avantage de préserver cette acquisition aromatique très spécifique et de donner au vin des arômes de fruits rouges similaires aux pinots noirs de Bourgogne. Enfin, pour un épanouissement total de la structure et du fond aromatique, Palmes d’Or Rosé va ensuite prendre sa maturité́, en moyenne, 7 à 8 ans en caves. C’est ainsi que ce Champagne d’exception arrive à son apogée sur la table des consommateurs. Quelle incidence la méthode de “saignée” a-t-elle sur la robe et l’aromatique ? Avec la méthode de “saignée”, la couleur de la robe va évoluer en fonction du temps de macération mais elle est toujours d’une grande luminosité́ et se pare de merveilleux reflets cuivrés et mordorés. Au niveau de l’aromatique, nous obtenons une complexité très poussée par rapport à un Rosé d’assemblage classique. Palmes d’Or Rosé Vintage 2006 s’embellit de fines notes d’épices, de fruits frais, de fruits séchés voire d’élégants parfums capiteux de fleurs séchées (rose, figue, pétunia, pivoine). Nicolas Feuillatte Brut RoséQuel est le profil du millésime 2006 ? 2006 est un des grands millésimes de la décennie : remarquablement équilibré, il s’exprime aujourd’hui avec une belle maturité combinée à une réelle fraîcheur qui met en valeur la qualité aromatique des vins. D’une grande profondeur en bouche, Palmes d’Or Rosé Vintage 2006 développe d’harmonieux arômes gourmands. Quel moment est le plus approprié pour déguster Palmes d’Or Rosé Vintage 2006 ? Champagne d’exception, vous prendrez le temps de le déguster seul à l’apéritif. Mais, Palmes d’Or Rosé Vintage 2006 est bien plus qu’un Champagne, c’est le vin des alliances subtiles en gastronomie. Pour ma part, je préfère le déguster avec des poissons nobles, cuisinés presque natures, afin de mettre en valeur sa complexité aromatique. Le tajine de homard sublimera aussi les légères notes d’épices de la cuvée. Cette cuvée se marie excellemment bien avec les agrumes. Une nage d’écrevisses aux agrumes sera l’accord parfait ! Côté viande, la pintade en croûte de sel dévoilera sa délicatesse ; le carré de veau ou bien encore des côtelettes d’agneau rôties révèleront ses subtiles notes fruitées. Palmes d’Or Rosé Vintage 2006 s’accorde aussi particulièrement bien à certains desserts aux fruits rouges comme une tarte aux fraises – juste une pâte feuilletée ou une pâte brisée sans crème pâtissière – pour que le sucre et le gras ne viennent pas perturber la dégustation. C’est un régal pour les papilles ! Quel est le lien entre la cuvée de prestige Palmes d’Or Brut et Palmes d’Or Rosé ? Le point commun entre ces deux Champagnes, aux assemblages et méthodes d’élaboration différents, repose sur la sélection parcellaire des crus. En effet, ces deux Champagnes sont majoritairement composés de Grands Crus ou de crus nobles, réputés pour leur apport aromatique incomparable. L’expérience unique que procure leur dégustation réside dans la précision de la texture et l’aromatique qui subira quelques variations au gré des millésimes. Le Champagne Palmes d’Or représente la quintessence même de la vinification chez Nicolas Feuillatte. Finesse, élégance et distinction caractérisent ces cuvées hors normes. Un millésime peut-il exister à la fois en version Brut ainsi qu’en Rosé ? Le millésime correspond à l’année de récolte des raisins rentrant dans l’élaboration du Champagne. Les cépages et crus d’une année de récolte doivent alors répondre à nos exigences qualitatives et organoleptiques. Parfois, l’évolution qualitative d’un cépage peut différer d’une commune viticole à une autre. C’est pourquoi une cuvée Brut ne peut pas être systématiquement millésimée dans sa version Rosé. Nicolas Feuillatte Brut RoséQuel style souhaitez-vous retrouver chaque année dans le Brut Rosé ? Le style de ce Rosé Nicolas Feuillatte se définit par le croquant du fruit. Evidemment, la typicité du fruit s’exprimera différemment selon les méthodes d’élaboration. Le Nicolas Feuillatte Brut Rosé se caractérise par des notes tranchées de fruits rouges, fraîchement cueillis, que nous avons plaisir à croquer à pleines dents. Quelles méthodes d’élaboration appliquez-vous pour le Brut Rosé ? Le Brut Rosé Nicolas Feuillatte est élaboré par assemblage de vins blancs et rouges dont l’approvisionnement est issu de l’ensemble du terroir champenois. La proportion de rouge dans l’assemblage du Brut Rosé dépend des paramètres et caractéristiques de l’année d’assemblage ainsi que de leur interaction avec les vins blancs. Le Brut Rosé est le porte- drapeau de la marque Nicolas Feuillatte. Nous devons, d’année en année, garantir une régularité dans l’identité du produit. Alors, selon la concentration aromatique des vins rouges, nous réajustons leur proportion, bien souvent de l’ordre de 14% à 18%. C’est ce qui en fait sa richesse et sa complexité.   Propos extraits du MAGAZINE CHAMPAGNE NICOLAS FEUILLATTE N°25 > Découvrez la gamme Champagne Nicolas Feuillatte]]>

Frédéric Mairesse, Directeur Général des Champagnes Barons de Rothschild

Champagnes Barons de Rothschild ont su imposer leur identité et leurs valeurs dans le monde des vins de Champagne. Frédéric Mairesse, Directeur Général de la Maison, revient avec nous sur cette belle aventure et nous fait partager sa vision. Ce passionné, œnologue de formation, vise la perfection et l’excellence. Des valeurs qu’il partage avec les Champagnes Barons de Rothschild. Cher Frédéric, nous avions déjà eu l’occasion de vous rencontrer il y a quelques années lors du lancement de la marque Champagnes Barons de Rothschild. Nous sommes ravis de vous interviewer à nouveau aujourd’hui. Quelles sont les spécificités des Champagnes Barons de Rothschild ? Concordia, Industria, Integritas : Telles est la devise de la famille Rothschild. Le nom de Rothschild est gage d’excellence en plus d’un domaine, à commencer par celui du vin. Affilié à certains des crus les plus prestigieux de France et du Monde, le patronyme réfère à une tradition qui associe savoir-faire et sens de l’innovation. Ensemble réunis, ses représentants, qui maintiennent de longue date des rapports privilégiés avec les grandes familles champenoises, lui font une nouvelle fois honneur en relevant le défi de lancer la Maison de Champagne Barons de Rothschild. Les Champagnes Barons de Rothschild sont fidèles à ces valeurs. Pour l’assemblage de leurs vins de Champagne, la Maison Barons de Rothschild s’est associée aux meilleurs vignerons, sur une surface de plus de 70 ha au coeur de la Côte des Blancs et de la Montagne de Reims, cadastre des meilleurs crus. Forte de son expérience dans le Bordelais, la famille dialogue en pair avec ses partenaires et opère avec eux un suivi quotidien sur le comportement de la vigne, afin de valider les meilleures conduites du vignoble à tenir, la date de récolte et ses résultats. Dans quelle direction la marque a-t-elle évolué aujourd’hui ? Quel est votre positionnement ? Depuis sa création il y a 10 ans la Famille Rothschild n’a eu de cesse de renforcer nos positions dans les premiers et grands crus en Chardonnay et Pinot noir. Aujourd’hui plus de 80 % de nos assemblages en sont issus et les valeurs d’excellence des Rothschild s’affirment de plus en plus dans des champagnes « cousus main » Quelles sont vos réussites, vos fiertés ? Au sein des équipes Rothschild nous souhaitons rester humble, la Famille nous en montre l’exemple tous les jours. Néanmoins je pourrais dire que voir les champagnes Barons de Rothschild dans plus de 70 Pays et dans les plus beaux endroits du monde en quelques années donne beaucoup d’émotions et même de frissons. C’est un labeur difficile de tous les jours mais le résultat est sans appel et très réconfortant. Quels sont vos prochains objectifs, vos ambitions ? À court terme nous devons accompagner et développer notre développement commercial dans les pays cibles (la France, les USA, le Japon, la Chine, Hong Kong, L’Allemagne, La Suisse…) mais aussi dans les réseaux Duty Free et Corporate. À moyen terme nous aurons l’occasion de continuer notre croissance sur nos marchés de référence comme la France mais également sur d’autres zones pour passer assez vite la barre d’une distribution qualitative dans plus de 100 pays. Bien entendu, en parallèle, nous nous efforçons d’asseoir notre maison au sein des meilleurs terroirs et l’acquisition de quelques hectares de grands crus fait partie de l’équation. À la rentrée, vous avez lancé la première cuvée miChampagne-BdR-Vintage-2006-Ambiance-(4)llésimée des Champagnes Barons de Rothschild. Une cuvée très attendue, n’est-ce pas ? Nous attendions ce lancement de notre Cuvée de Prestige Blanc de Blancs Vintage 2006 depuis longtemps. Au sein de l’univers Rothschild la naissance d’une nouvelle grande cuvée champenoise a suscité beaucoup d’attention de toute la Famille. Tout le monde était sur le pont tant pour participer aux nombreuses dégustations que pour s’investir dans les choix de l’habillage et du packaging qui ont fait l’unanimité. Nous sommes très heureux que Champmarket soit le premier site en ligne au monde à proposer les 12 premières bouteilles à la vente ! Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette cuvée Blanc de Blancs Vintage 2006 ? On la compare à la cuvée Clos du Mesnil de Krug ou Salon… Ce serait bien prétentieux de nous comparer à ces deux cuvées iconiques, cependant nous les avons souvent goûtées pour apprendre et voir combien le détail est important dans ces grands champagnes issus des meilleurs Chardonnays. En quelques mots, je pourrais dire que nous avons peut être innové, en s’inspirant du travail parcellaire des grands crus de Bordeaux, des demis pressurages et du batonnage Bourguignon, des vieillissements longs des meilleurs champagnes et d’un savant travail sur la liqueur d’expédition… Tout cela n’aurait pu se faire si nous n’avions pas envisagé de produire uniquement quelques milliers de bouteilles, que nous devons vendre sous allocation. Comment s’intègre cette cuvée au sein de la gamme ? Notre cuvée de prestige Vintage 2006 est à l’image de la signature très « Chardonnay » de nos cuvées, elle s’inscrit en haut de la pyramide au-dessus de notre Barons de Rothschild Brut, notre Extra brut, notre Blanc de blancs et notre Champagne Rothschild Rosé, dans une gamme courte sans artifice.  Comment voyez-vous évoluer ce Champagne au fil des années ? J’ai la chance d’être arrivé en Champagne en 1980 depuis j’ai pu apprécier de très grandes bouteilles de Chardonnays avec 10 ou 20 ans de garde après dégorgement. Sur les grands crus c’est très souvent un nectar, je pense que notre 2006 aura vocation à être apprécié dès maintenant et très certainement dans de nombreuses années aussi. Il va falloir en conserver quelques-unes dans nos caves… Lorsque l’on revient à vous, l’on remarque votre parcours et vous qualifie de grand voyageur, toujours entre deux avions. Comment transmettez-vous cette expérience au sein de la Maison Barons de Rothschild ? Nous sommes aux quatre coins du monde régulièrement pour partager et expliquer notre passion, notre savoir-faire, notre « religion » en Champagne. C’est un grand plaisir pour moi de côtoyer tant de cultures et tant d’expériences humaines avec nos clients aux côtés des plus grands Chefs, de professionnels passionnés et des journalistes du monde entier. En revenant à Reims j’attire toujours l’attention de mon équipe sur notre degré d’excellence. Nous devons répondre à tous ceux qui nous font confiance dans le respect des traditions de la Famille Rothschild sans aucune concession sur la qualité de nos champagnes et de notre service. C’est cette devise que nous partageons tous avec une dynamique très positive pour viser toujours plus haut. Pourriez-vous partager avec nous un souvenir fort lié au champagne ? Nous avons eu l’honneur de réunir les 3 branches de la Famille Rothschild avec Ariane de Rothschild, Eric de Rothschild et Philippe Sereys de Rothschild en juin dernier durant Vinexpo au Château Lafite pour le lancement de notre cuvée de prestige Vintage 2006. Fait exceptionnel pour nos 100 invités qui ont pu partager et constater à quel point la Famille Rothschild est impliquée au sein du champagne familial. Mais plus encore, les commentaires des plus grands du monde du vin, professionnels et journalistes étaient élogieux pour le Champagne, sans oublier les vins, le menu et l’ambiance irréelle de cette folle journée. Comment aimez-vous déguster le champagne ? Quel est votre moment de dégustation privilégié ? À tout moment ! Mais particulièrement en période estivale en fin de journée, face à la mer, sur un ponton… avec un blanc de blancs ou un rosé au coucher du soleil… Quel serait votre « mot de la fin » pour évoquer les Champagnes Barons de Rothschild ? Depuis 2005, nous avons fait un sacré bout de chemin pour s’installer dans les meilleurs terroirs Champenois, pour travailler nos vins dans notre petite cuverie et nos caves sans ménager les efforts qualitatifs. Nous avons fait des dizaines de tours du monde pour placer nos cuvées dans les plus endroits de la planète. Nous avons fait des centaines d’interviews et de dégustations… Cependant, ce n’est rien par rapport à ce qu’il nous reste à faire dans les dix, quinze, vingt prochaines années pour accomplir tous nos projets et suivre ainsi la vision à long terme de la Famille Rothschild qui accompagne tous leurs projets dans le monde entier. Propos recueillis par la Rédaction CHAMPMARKET > Découvrir la gamme des Champagnes Barons de Rothschild

 
En savoir plus sur Frédéric Mairesse : Don de la nature et passion des hommes se conjuguent dans l’élaboration d’un grand vin. Pour mener à bien celle de son champagne, la Famille Rothschild s’est rapprochée des meilleurs vignerons et a mis en place une équipe composée d’experts au parcours éloquent. À sa tête Frédéric Mairesse, 46 ans, est un fin connaisseur des maisons de Champagne et de l’univers du vin. Diplômé de l’INSEAD, il a passé, avant de prendre la direction des Cham- pagnes Barons de Rothschild, quelques années aux Domaines Paul Jaboulet Aîné et au Châ- teau La Lagune comme Directeur Général. À ce poste, il eu un regard privilégié sur les vini- fications de la Chapelle, la fameuse cuvée de l’Hermitage sacrée plusieurs fois meilleur vin du Monde ! Auparavant, il a occupé pendant douze ans différentes fonctions dans les grandes Maisons de Champagne. En tant que Directeur de la production des vignes aux expéditions pour la Maison Pommery (LVMH), il a aussi supervisé une partie de la Direction des Opérations chez Ruinart et Veuve Clicquot. Mais sa carrière d’ingénieur Œnologue commence chez Lanson/ Pommery (Danone) pendant deux ans, puis chez Seagram auprès des marques Mumm et Perrier Jouët, pendant cinq ans. Frédéric Mairesse est secondé dans son travail par Jean-Philippe Moulin qui a rejoint la famille en 2007. Agé de 58 ans, il est lui aussi Ingénieur Agronome et a successivement occupé les fonctions de Directeur Technique au Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne et de Chef de Caves chez Perrier-Jouët, Mumm puis Ruinart. Ensemble, ils veillent tout au long de l’année à ce que soient respectés les lignes et le style recherchés par la Famille Rothschild. Ils suivent ainsi l’intégralité du processus d’élaboration des cuvées, avec une attention toute particulière portée sur les étapes stratégiques de l’approvisionnement et de la sélection des crus, des assemblages, du dosage, jusqu’à celles du dégorgement et de l’habillage.]]>

Franck Nicaise, Chef de Cave de la Maison Henri Abelé

Maison de Champagne Henri Abelé est inspirée par la personnalité de son fondateur, à la fois homme de tradition fortement attaché à la ville de Reims et entrepreneur moderne, acteur de l’avenir du champagne. L’art de vivre d’Henri Abelé veut réconcilier tradition et innovation, savoir-faire et création, le patrimoine en l’avenir. Le Chef de Cave de la Maison Abelé ne pouvait être qu’un enfant du terroir. Franck Nicaise travaille dans le respect des traditions et la recherche permanente d’innovation. Vous êtes une maison à taille humaine, avec une production limitée et une distribution sélective. Quelles sont les raisons de ces choix ? Nous avons fait le pari audacieux d’une production volontairement limitée en refusant de sacrifier la qualité au profit des volumes ; un choix assumé, qui nous permet de n’offrir que le meilleur et de conserver une dimension à taille humaine. Nous travaillons ainsi avec une philosophie d’artisan, faite de qualité et d’exigence. Du brut sans année aux cuvées prestiges millésimées, chaque cuvée fait l’objet d’un véritable travail d’orfèvre. Champagne Henri Abelé Parlez-nous du tournant qu’a représenté votre arrivée et de la nouvelle cuverie. Comment l’élaboration et le style de la Maison Henri Abelé a-t-il évolué ? Comment décririez-vous le style de la Maison  ? D’abord consultant pour la Maison Henri Abelé, j’ai choisi de m’investir pleinement dans la Maison en 2007. Grâce à la dimension humaine et à la production limitée,  je peux agir sur tous les facteurs qualitatifs, et j’ai pu retravailler le style et insuffler « ma griffe » aux champagnes Henri Abelé. Le  travail du style de la maison commence dans le choix des raisins. Pour chaque cuvée, je sélectionne certains terroirs. Ces sélections s’opèrent dans le cadre de contrats d’une grande fidélité liant la maison aux viticulteurs les plus convoités de la Côte des Blancs et de la Grande Montagne de Reims. Plus on monte en gamme, plus on cible les terroirs, jusqu’aux crus d’exception pour les “Sourire de Reims” (Sourire de Reims Millésime 2007 et Sourire de Reims Rosé Millésime 2003). Depuis l’installation d’une nouvelle cuverie en 2007, un parc important de petites cuves permet une vinification sur mesure, par cru et par terroir, dans le respect de l’évolution du vin. C’est une vraie force pour laisser s’exprimer au mieux chaque terroir. Puis à partir d’une multitude de terroirs vinifiés séparément, je sélectionne les parcelles composant le tableau. Cette précision dans l’assemblage marque le style des champagnes de la maison. Enfin notre style est marqué par la patience. Chez Henri Abelé, la spécificité de la méthode de vinification de ses champagnes repose sur des assemblages tardifs, à parfaite maturité, et un très long vieillissement en cave – bien au-delà du délai minimum de vieillissement imposés par la réglementation champenoise. Champagne Henri Abelé Cette année marque un tournant dans votre communication et votre positionnement. Quels ont été les profonds changements en termes de communication ? Comment définissez-vous l’esprit et les valeurs des Champagnes Henri Abelé ?  Je ne sais pas si on peut parler de tournant, mais plutôt de mise en lumière de ce que la maison possède depuis  longtemps. Une des particularités de la maison est d’avoir toujours su tirer profit de ce que la tradition offrait de meilleur, tout en utilisant des techniques et des idées nouvelles. Par le passé, Henri Abelé a toujours eu un esprit audacieux et novateur. L’innovation a d’ailleurs été le mot d’ordre de nombreuses générations : tant dans la commercialisation du champagne, que dans la mise au point de procédés techniques. Nous voyageons sans cesse entre héritage et modernité : par exemple, nous respectons les temps du vin, comme lorsque les vinifications étaient rythmées par les saisons, mais nous utilisons des cuves ultra modernes en acier inoxydables ! Autre exemple, on peut proposer des cuvées très audacieuses. Le Sourire de Reims Rosé est une cuvée unique, l’aboutissement d’un processus exigeant, de la sélection des raisins exclusivement cultivés sur les coteaux des Riceys à la macération de grappes entières. Si nous avons choisi pour notre Brut 2007 en édition limitée d’habiller la bouteille d’une Toile de Jouy moderne et revisitée, ce n’est pas par hasard. C’est un clin d’œil à cet esprit qui nous habite chaque jour. Transmettre et offrir le meilleur de ce que peut offrir la Champagne, avec une pointe de contemporanéité. La cuvée de prestige « Sourire de Reims » fait référence avec la statue de la Cathédrale Notre Dame de Reims. Quels sont les liens de la Maison Henri Abelé avec cet édifice emblématique de la ville de Reims ? Le « Sourire de Reims » ou «  l’Ange au Sourire » est la statue de l’ange souriant que l’on peut admirer sur l’imposante Cathédrale Notre Dame. L’attention portée par la Maison au patrimoine rémois a commencé après la 1ère guerre mondiale, par la restauration de la statue «L’Ange au Sourire» décapitée lors d’un incendie en 1914. Une statue qui est devenue l’emblème exclusif de la maison Henri Abelé. Henri Abelé a été en effet l’un des premiers négociants à revenir à Reims et a financé la réhabilitation de la cathédrale, à travers la fondation de « la Société des Amis de la cathédrale ». Cette noble initiative d’Henri Abelé, encore en action de nos jours, a permis de suivre et de financer une partie de chacune des campagnes de restauration en faveur de la cathédrale. Entretenir et transmettre le patrimoine artisanat d’exception reste  en effet une préoccupation importante de la maison Henri Abelé. Champagne Henri Abelé Sourire de Reims Rosé Quel serait le lieu emblématique, le plus représentatif, de votre Maison ? Les 2 km de cave de craie creusées en plein cœur de Reims sont un peu la bibliothèque de la maison. Chaque année, on rajoute un ouvrage à la collection.  C’est dans la quiétude de ces caves que reposent ensuite nos cuvées durant des années, temps de repos nécessaire pour leur parfaite maturité.  Après le travail précis et les gestes minutieux de l’homme, vient le moment où le créateur se retire et laisse la nature reprendre ses droits. Quels sont vos meilleurs souvenirs liés au Champagne ? Un magnum de la Maison de 1964, dégusté en 2007 pour une réception aux Crayères. C’est l’année d’arrivée de mon prédécesseur (je n’étais pas né …). Une fraîcheur étonnante mariée à la vinosité et aux notes de confit, j’espère que le 2007 sera à ce niveau en …2050 Comment et à quel(s) moment(s) recommandez-vous de déguster le Champagne ? Il y a un Champagne pour chaque moment, les millésimés pour la table. Le Champagne Henri Abelé Blanc de Blancs pour se rafraichir au bord de la piscine. Le Sourire de Reims Rosé pour un verre au salon, en fin d’après-midi pour refaire le Monde entre amis. Le Champagne Henri Abelé Brut Traditionnel pour tous les autres moments ! Quel serait votre « mot de la fin » pour conclure cette interview ? Le mot Fin ne fait pas partie du vocabulaire champenois, nous sommes dans la patience et le temps long, j’assemble des cuvées pour les cinquante prochaines années … Propos recueillis par la Rédaction Champmarket > Voir la sélection de Champagnes Henri Abelé]]>

Fabrice Rosset, PDG de la Maison Deutz : « L’émerveillement de la nature généreuse »

William Deutz et Amour de Deutz : Fabrice Rosset, PDG de la Maison Deutz, nous transporte dans l’histoire et les vins de cette belle Maison de Champagne. Quel serait le mot-clé de l’âme de la Maison de Champagne Deutz ? Ce serait le mot « respect ». La philosophie de cette Maison, c’est le témoignage du respect de ce que le champagne peut représenter : une profonde admiration pour les valeurs de la Champagne, un respect de la cause du vin avec l’envie de sublimer les qualités du terroir, et le respect des consommateurs et fervents de la marque. Cette philosophie n’a pas subi d’interruption depuis la fondation en 1838. C’est rare pour une Maison de cette envergure. Champagne Amour de Deutz 2005Comment s’exprime à travers vos cuvées cette volonté obsessionnelle de faire du bon champagne? Il existe un dénominateur commun dans l’éventail de notre gamme : ce sont des vins d’élégance, avec de la finesse, un côté séducteur. Cela s’exprime dans notre Brut Classic, harmonieux, équilibré, avec un certain corps ; dans la richesse et la complexité de la cuvée William Deutz (ndlr : en hommage au nom d’un des deux fondateurs de la Maison) ; et jusque dans la dentelle des blancs de blancs, dont Amour de Deutz. Deux cuvées très emblématiques de la Maison… William Deutz est une cuvée de prestige, née tout d’abord du millésime 1961, avec environ deux-tiers de pinot. L’avènement d’Amour de Deutz, tout en Chardonnay, s’est fait avec le millésime 1993. A ce propos, j’ai un petit scoop à annoncer : cette année, la cuvée William Deutz Rosé va faire place à Amour de Deutz Rosé, élaboré grâce au millésime 2005. Champagne William Deutz Pourquoi ce choix, cette évolution ? Une demande, une vraie attente étaient apparues. Avec cette cuvée, nous jouons sur un registre stylistique donc plus teinté de Chardonnay, avec encore plus de finesse et de dentelle que William Deutz Rosé. Cette finesse et cette dentelle se retrouvent également dans l’identité graphique de la Maison Deutz, traduite notamment sur son site internet qui recèle couleurs pastel et aquarelles. Il raconte un côté champêtre, une élégance bucolique de la Champagne historique à Aÿ, avec des traits de plume stylisés. On y voit la patte raffinée que Marie Deutz notamment avait mise dans cette maison du XIXe siècle. Les dessins sont en harmonie avec les morceaux de musique joués par des musiciens du London Symphony Orchestra, qui ont fondé un trio qu’ils ont baptisé Deutz Trio. Tout ceci s’unit pour parler d’une Maison Deutz à l’élégance discrète, à taille humaine, proche de la terre et de son histoire. Comment se vit cette histoire au quotidien? Avec émerveillement. En Champagne, la vie est rythmée par les hourras quand la nature est généreuse, par l’émerveillement du quotidien. Propos recueillis par la Rédaction Champmarket. Retrouvez la sélection des Champagnes Deutz sur Champmarket.com. Découvrez le site internet de la Maison Deutz : www.champagne-deutz.com]]>

Didier Depond, Président des Maisons de Champagne Salon et Delamotte : "Deux maisons sœurs liées par le Chardonnay"

Maisons de Champagne Salon et Delamotte produisent des vins d’une grande netteté, d’une vraie fraîcheur, au grand potentiel de garde. La sortie de leurs nouveaux Millésimes est l’occasion de redécouvrir ces deux Maisons soeurs… Vous présidez les Maisons de Champagne Salon et Delamotte. Qu’y a-t-il derrière ce « et », autrement dit : qu’est-ce qui lie ces deux Maisons ? Ce sont deux Maisons sœurs, liées par le Chardonnay, au Mesnil-sur-Oger, au cœur de la Côte des Blancs si emblématique de la Champagne, et qui fonctionnent ensemble depuis près de 30 ans. Elles ont également en commun d’illustrer le plaisir de boire du champagne : ce sont des vins droits, d’une grande netteté, d’une vraie fraîcheur, avec une élégance permanente et un immense potentiel de vieillissement. Nous sommes très fiers de leur « précision ». Champagne Delamotte Commençons par Delamotte, créée en 1760 : quelle est son identité ? La Maison de Champagne Delamotte est une des trois plus anciennes, qui se démarque par des raisins issus de crus à 100% et une grande prédilection, un grand savoir-faire, autour du Chardonnay pour chacun de ses vins : le Blanc de Blancs bien sûr, mais également le Brut, constitué à 55% de ce cépage, et même le Rosé qui mêle Pinot noir et Chardonnay. La gamme de Champagne Delamotte se compose de quatre vins seulement : pourquoi ce choix ? Il est important pour nous d’être focalisés et de savoir faire bien, et même excellemment bien, et d’aller jusqu’au bout de cette démarche. Faire bien, c’est également vouloir faire vieillir nos vins, un gage de qualité. Un champagne Brut ou Blanc de Blancs doit au minimum vieillir 15 mois selon la loi ; notre Champagne Delamotte Brut reste, lui, 36 mois sur lie avant dégorgement, et notre Champagne Delamotte Blanc de Blancs 48 mois ! Pour nos Blancs de Blancs Millésimés, on atteint au minimum 7 à 8 ans de vieillissement. Des vins d’une telle qualité permettent-ils donc d’adopter des dosages bas ? Champagne Delamotte Blanc de Blancs 2004 Des dosages très bas en effet.  Ils sont nécessaires dans le champagne mais – si je peux me permettre une comparaison – c’est un peu comme le maquillage chez une femme : une femme est belle avec son naturel et peut-être juste un trait de crayon sur l’œil ; elle n’a pas besoin de se farder outrageusement. Pour le champagne, c’est pareil : les beaux champagnes n’ont pas besoin d’être beaucoup « maquillés ». Vous évoquiez le vieillissement de vos vins. Justement, la cuvée Millésimée Blanc de Blancs 2004 a récemment été dévoilée. La cuvée Delamotte Blanc de Blancs Millésime 2004 déjà très plaisante, avec ses arômes de fruits blancs et jaunes et de fleurs, et qui pourra être dégustée au cours des 20 prochaines années. La fraîcheur de nos Blancs de Blancs est en parfaite adéquation avec une tendance actuelle de la gastronomie. Elle permet des accords infinis, depuis des produits frais de la mer jusqu’à des champignons sauvages… C’est magnifique. Champagne Salon 2002Et si nous parlions maintenant de la Maison Salon ? Une maison à l’histoire étonnante. Une histoire extravagante, même ! Eugène-Aimé Salon la créa au tout début du XXe siècle pour sa consommation personnelle et celle de ses amis. Jusque dans les années 1950, Salon n’avait qu’un seul véritable client, le prestigieux restaurant Maxim’s à Paris. Tout est parti d’une idée folle ou de génie, ou les deux à la fois ! Tout d’abord, il décida de créer des champagnes exclusivement à base de Chardonnay, ce fut le premier champagne à 100% de ce cépage. Il alla même au-delà : un seul cépage issu lui-même d’un seul village, Mesnil-sur-Oger, le meilleur à l’époque et sans doute encore aujourd’hui pour le Chardonnay. Son idée folle ne s’arrêta pas là : il décida également que seuls des vins d’une grande année seraient produits. Résultat : en 100 ans, seuls 37 Millésimes ont été lancés, c’est unique en Champagne. Et son génie alla jusqu’à choisir que ces rares Millésimes nécessiteraient au moins 10 ans de vieillissement. Une idée folle qui raconte aujourd’hui un nouvel épisode avec le Millésime 2002 de Salon… Toute l’âme et la génétique de Salon sont regroupées dans ce 38emillésime, c’est une peinture parfaite de la Maison : une puissance remarquable, une élégance, une vivacité, un potentiel de garde exceptionnel, pour les 50 ans à venir. Champagne Salon 2002 Comment va évoluer ce vin au fil des années ? La cuvée Salon Millésime 2002 va évoluer par paliers, comme un parallèle avec la vie d’un être humain. Jusqu’à la fin de ses 15 premières années, donc jusqu’en 2017, il est encore adolescent, un peu fou. Entre 15 et 25 ans, il développera sa force et prendra ses repères. Au-delà de 30 ans, il gagnera le charme du temps. Le temps, c’est essentiel. Ses notes de dégustation évolueront parallèlement : aujourd’hui citronnées et rappelant les fleurs d’acacia, elles se rapprocheront ensuite de l’agrume confit, des noix et noisettes, avant de s’approcher du sous-bois et du pain brioché, grillé. Quels sont les clients de tels vins, qui aime les déguster ? Des personnes qui veulent boire des vins « intelligents », si je puis dire, des vins qui ont nécessité du travail et du temps. Nous avons la chance d’avoir des clients fidèles de nos Maisons, tout en attirant d’autres plus jeunes également. Certains commencent par découvrir Delamotte puis choisissent de déguster Salon pour des moments de grande exception. C’est formidable d’avoir ainsi réussi à créer des ponts entre nos deux Maisons. L’expression « maisons sœurs » est pleinement justifiée. Propos recueillis par la Rédaction Champmarket.]]>

Thiénot Champagne exclusif des Oscars

Maison de Champagne Thiénot pour la qualité de ses vins et de sa distribution sélective. « Nous sommes ravis que l’Academy ait choisi notre maison familiale pour l’évènement le plus prestigieux de l’année. Tous les invités, qui avaient apprécié Champagne Thiénot lors de la 85ème cérémonie, ont vécu une expérience formidable. C’est pourquoi l’Academy a décidé de proposer à nouveau notre champagne », reconnaît François Peltereau-Villeneuve, Président & CEO de Thiénot USA. Durant le pré-show, les invités pourront déguster le Champagne Thiénot Brut tandis que les cuvées Thiénot Brut Rosé et Thiénot Brut Vintage seront servies au Bal des Gouverneurs, associées à l’excellente cuisine du chef  Wolfgang Puck. 1 500 invités, parmi lesquels seront présents les gagnants et les nominés aux Oscars®, les présentateurs, interprètes et autres personnalités dégusteront ainsi ces trois cuvées d’exception. Découvrez les Champagnes de la Maison Thiénot Visitez le site des Oscars Thiénot Champagne Officiel des Oscars  ]]>

Charles Philipponnat : "Faire tout comme avant, mais mieux. Ne pas révolutionner mais être plus précis."

Si vous deviez raconter l’histoire de la Maison de Champagne Philipponnat en commençant par « Il était une fois »… Il était une fois en 1522 un beau capitaine suisse, dont le prénom évoque le printemps – Avril. Il tombe amoureux d’une jeune fille champenoise, Marie d’Ambonnay. Ils vécurent heureux et eurent une belle descendance… Je suis la 16e génération. Notre famille est toujours restée en Champagne et s’y est investie, avant même le développement des vins mousseux. Ensuite, au fil de l’histoire, au milieu du XIXe siècle, sont apparues par exemple les premières étiquettes sur les bouteilles. A cette époque, l’activité était encore familiale. En 1910, mon grand-père, Auguste, et son frère, Pierre, décidèrent de donner de l’envergure à cette activité, devenue alors une vraie Maison de champagne. Un nouvel épisode de cette histoire s’écrit avec vous désormais. Depuis les vendanges 1999 en effet. J’ai rejoint Philipponnat après quinze ans passés chez Moët & Chandon, en France et en Argentine. Mon père avait eu lui aussi une longue expérience dans cette maison, il était Chef de cave de Moët & Chandon et Dom Pérignon. Comment Philipponnat se distingue-t-elle des autres maisons de Champagne ? Interview de Charles Philipponnat, Champagnes Philipponnat Son identité forte, son ancrage local et historique, se déclinent autour de vignes de pinot noir en quasi-totalité, sur des coteaux exposés vers le sud, donc plus chauds que la moyenne de la région, sur des sols en craie. Tous ces éléments concourent à créer des vins caractérisés par une grande intensité aromatique, une pureté, une vinosité. Comment cette identité s’affirme-t-elle avec vous à la tête de la maison Philipponnat ? J’essaie de tout faire comme avant, mais mieux. Ne pas révolutionner mais être plus précis. Nous avons modifié des choses aussi bien dans la viticulture que dans la vinification. Dans la viticulture tout d’abord : des vignes ont été renouvelées, on a replanté en pinot noir en sélections massales, cherchées spécialement en Bourgogne pour leur intensité, leur caractère. Nous pratiquons une démarche ultra-raisonnée : nous ne sommes pas certifiés bio mais à deux doigts de l’être dans la réalité, pour avoir les meilleurs raisins possibles. Par exemple, le désherbage est mécanique, se réalise en sarclant, labourant légèrement. Pour notre Champagne Philipponnat Clos des Goisses, très pentu, il se fait même à la main. Faire tout comme avant mais mieux, cette fois dans la vinification, les assemblages : comment cela se traduit-il ? Nous n’utilisons pas une goutte de taille, de seconde presse. Pour nos millésimés, seuls sont sélectionnés des raisins de premier et grand cru. Nous avons également accru la part de pinot noir dans les assemblages. Le pinot meunier a été quasiment abandonné pour typer encore plus spécialement nos cuvées. Pour rentrer dans d’autres détails, un chais fut aussi construit : la moitié des vins pour les millésimés sont vinifiés sous bois, comme l’est la conservation de nos vins de réserve. La maîtrise des méthodes traditionnelles passe également par l’association de vins sans fermentation malolactique et d’autres avec, ce qui permet de gérer l’acidité de manière naturelle. Interview de Charles Philipponnat, Champagnes Philipponnat La gamme de la Maison Philipponnat est décomposée en grands thèmes* : le Temps, le Caractère, l’Héritage et enfin L’Absolu. Pourriez-vous nous parler de quelques-unes de ces cuvées ? La Cuvée Royale Réserve non dosée illustre une évolution importante des quinze dernières années : l’abaissement du dosage. Le marché traduit cette tendance, avec une demande de vins de plus en plus secs. Quand les vins sont bons, ils n’ont pas besoin d’être maquillés, leur présence active et fraîche suffit. A mesure que le champagne fut dégusté de plus en plus à l’apéritif, il a dû devenir meilleur, plus pur, plus rond. Notre cuvée non dosée existe depuis cinq ans et est un succès : elle représente 20% des ventes de non millésimés. Et puis bien sûr, au sommet de notre gamme, culmine le Clos des Goisses : 5.5 hectares ceints de murs, vinifiés à part, sans assemblage extérieur. 45 degrés de pente, exposition plein sud, sur un sol érodé, en craie pure : toutes les caractéristiques de notre identité que j’évoquais sont ici poussées à l’extrême. Le Clos des Goisses est riche, intense, un vin à savourer à table, qui promet une très grande longévité, sur plusieurs dizaines d’années. Les crus des années 1950 gardent encore une grande fraîcheur par exemple. Interview de Charles Philipponnat, Champagnes Philipponat Comment se conjuguent Clos des Goisses et gastronomie ? De manière différente selon les millésimes, mais il s’affranchit toujours de la classique association avec des fruits de la mer. Avec le Clos, on peut aller sur des viandes à l’étouffée, même un peu rosées comme l’agneau, le veau ; et braisées également. Avec des fonds un peu réduits, c’est savoureux. Imaginez même le millésime 1992 avec une viande de bœuf à peine à point ! J’apprécie également l’affinité avec les champignons, tels que les morilles et trompettes de la mort, les truffes. Il se marie parfaitement aussi avec des fromages de vache au lait cru et croûtes lavées, comme le Maroilles et le Munster. Des associations étonnantes ! Derrière le glamour et l’effervescence du champagne, il faut qu’il y ait un vrai vin. Lorsque c’est le cas, les associations peuvent être fortes. Interview de Charles Philipponnat, Champagnes Philipponnat Comment et quand aimez-vous déguster le champagne ? Matin, midi, soir et la nuit (rires). Plus sérieusement, la structure acide du champagne, sa légèreté et sa qualité aromatique permettent de le déguster à tout moment, même sans soif et sans faim. Avec nos différents vins, il y en aura toujours un pour accompagner un instant : le Philipponnat Grand Blanc pour un apéritif léger, le Clos des Goisses lors d’un beau repas, et pour la nuit un Philipponnat Royale Rosé avec sa présence tannique. Pour une soirée en tête à tête, que conseilleriez-vous ? Un rosé justement, pour sa couleur de l’amour. Et parmi les rosés, la Cuvée 1522. Elle est vineuse, pleine de fruits, ambitieuse, avec de l’acidité et des tannins. Le millésime actuel, de 2006, est parfait, avec sa tendresse particulière. Pourriez-vous partager avec nous un souvenir marquant autour du champagne ? Il y en a tant… Chaque dégustation amène de beaux souvenirs. Avant même les dégustations : ce qui a déterminé ma vocation, c’est d’avoir accompagné mon père, lorsque j’étais enfant, au milieu des fûts et cuves. Ces moments ont fait naître l’étincelle. Quant à un souvenir particulièrement marquant, j’évoquerais par exemple la découverte il y a quelques années d’une bouteille de 1911. Un après-midi, je l’ai ouverte avec Michel Dovaz, célèbre expert suisse. Le vin n’était plus mousseux, il était ambré, avec d’extraordinaires arômes de miel et pamplemousse. Magnifique. Pour conclure : que réserve la maison Philipponnat en 2014 ? Notre Réserve millésimée devient 100% pinot noir, et deux cuvées parcellaires 100% pinot noir également seront commercialisées, pour illustrer notre savoir-faire. Et d’ici quelques semaines, sera dévoilée une refonte très importante de nos habillages. Après s’être penchés sur le contenu de nos cuvées pendant quinze ans, nous souhaitions faire évoluer son contenant : que celui-ci raconte l’histoire qui lui corresponde. Par exemple, Royale Réserve va se parer d’une étiquette épurée avec des lettres majuscules noires. Nous devenons une « marque majuscule ». Propos recueillis par la Rédaction Champmarket Retrouvez la Maison de champagne Philipponnat sur Champmarket *Les gammes de champagne de la Maison Philipponnat : – Le Temps : avec les cuvées Royale Réserve brut, non dosé, et rosé, – Le Caractère : Réserve millésimée, Grand Blanc, et Sublime Réserve, – L’Héritage : avec la Cuvée 1522,  et Cuvée 1522 rosé, – L’Absolu : autour du Clos des Goisses, et Clos des Goisses juste rosé.]]>

Philippe Sereys de Rothschild : "La belle aventure des Champagnes Barons de Rothschild"

Les Champagnes Barons de Rothschild ont été lancés en 2009. Comment est venue l’envie de créer cette Maison de champagne ? Dès le début, l’idée fut de créer un champagne de la famille, la famille dans son ensemble avec ses 3 branches. Nous voulions faire bien et bon, atteindre une qualité dont nous serions fiers. Nous avons été assez vite convaincus que nous pouvions rassembler des crus de grande qualité : de nombreux vignerons sont venus nous voir, nous en avons démarché également d’autres ; le produit que l’on souhaitait semblait réalisable. Il nous fallait néanmoins aussi un chef de cave talentueux. Jean-Philippe Moulin avait été à l’origine de grandes cuvées chez Ruinart, G.H. Mumm, Perrier-Jouët ; nous nous sommes bien entendus et nous sommes lancés. Nous n’avons pas créé un champagne autour d’un business plan ou d’une stratégie marketing. Nos champagnes sont issus de terroirs, de produits de qualité et d’un bel assemblage. Nous en sommes très heureux, d’autant plus que le marché a répondu positivement. Champagne Barons de Rothschild Quelles sont les valeurs qui animent la Maison de Champagne Barons de Rothschild ? Ce sont les valeurs qui animent tous nos produits : l’élégance, la sobriété, la qualité. Nous avons un nom qui est une chance, qui nous porte chance, mais il est aussi un devoir, celui d’être à la hauteur de ce nom. Comment ces valeurs se traduisent-elles dans vos champagnes ? Quel est le style de votre Maison ? Un champagne est différent d’un autre vin. Dans un vin, on parle de complexité, de profondeur, de concentration. Un champagne est bien sûr structuré, élégant et doit avoir une certaine longueur, mais les mots qui l’entourent sont plus de l’ordre de la fraîcheur, de l’équilibre, de la joie. De quelle manière les champagnes sont-ils élaborés pour justement créer ce style ? 3 coiffes Nos vins sont majoritairement consitués de Chardonnay. Le Barons de Rothschild Rosé est constitué à plus de 85% par ce cépage, et le Champagne Barons de Rothschild Brut sans année à plus de 60%. Il y a deux raisons à cela. Tout d’abord, notre première base d’approvisionnement fut la Côte des Blancs dans le sud de la Champagne. Ensuite, le Chardonnay donne une structure solide, c’est un champagne qu’il faut aller chercher, à la maturité lente, au-delà de quatre années. Il permet cette discrétion et élégance recherchées, à l’image de la famille. Au sein de la gamme de champagnes que vous venez d’évoquer, que raconte l’Extra Brut, lancé cette année ? Nous l’avons lancé par pure curiosité, par confiance dans le terroir et dans les gens avec lesquels nous travaillons. Avec un dosage de seulement 3 grammes, le produit de base doit être extrêmement bon et nous avons beaucoup aimé le résultat. Seules de petites quantités ont été lancées et tout a été vendu très vite. Cette année, vous étiez également partenaires du Bal centenaire de la Comédie française, dont c’était la 4e édition depuis 1716.  Quel est le lien avec cette institution ? Mes parents étaient acteurs, mon père était sociétaire de la Comédie française, donc notre famille est naturellement proche du milieu artistique. Ce partenariat fut une très jolie initiative. Brut Barons de Rothschild Pourriez-vous partager un souvenir lié au champagne ? Mon grand-père, amateur de champagne, s’était associé à la maison Henriot pour créer une Réserve Baron Philippe de Rothschild. Je me souviens de moments de vacances à Mouton-Rothschild où nous dégustions ce champagne. Comment aimez-vous déguster le champagne ? J’aime le déguster dans des verres de Bordeaux car je le sens et ressens mieux. C’est un produit vivant donc il en faut une certaine quantité. J’aime le déguster même  tout au long d’un dîner. Nos champagnes sont d’ailleurs présents dans des établissements de grande notoriété, tels que le Royal Monceau, chez Le Duc, Guy Savoy, Le Divellec. Quel serait votre « mot de la fin » pour évoquer les Champagnes Barons de Rothschild ? Je dirais que s’ils ont été lancés en effet en 2009, nous avons pris la décision de les créer dès 2003-2004. Le vin et le champagne sont des travaux de longue haleine, ils nécessitent un travail patient pour imaginer et concrétiser le produit, l’assemblage… Dans le sillage de ce travail patient, notre souhait est naturellement d’être là pour longtemps dans le monde du champagne ! >> Retrouvez les Champagnes Barons de Rothschild sur Champmarket La Rédaction Champmarket]]>

La Maison Laurent-Perrier dévoile les secrets de la Cuvée Rosé

Champmarket : Quelles sont les spécificités de la Cuvée Rosé Laurent-Perrier ? Laurent-Perrier dévoile les secrets de la Cuvée RoséLaurent-Perrier : Créateur de champagnes depuis 1812, Laurent-Perrier est une grande maison indépendante de tradition familiale et artisanale, située à Tours-sur-Marne, au coeur des trois vignobles champenois. Animé par un formidable esprit pionnier et une grande créativité oenologique, Bernard de Nonancourt a créé une gamme unique de cuvées où chaque vin se distingue par une histoire et une personnalité propres. La Cuvée Rosé Laurent-Perrier est née en 1968 en pleine révolution sociale et artistique, à l’époque où un champagne ne pouvait être “rosé”. De cet acte novateur est née l’une des valeurs-clé de la Maison : l’audace créatrice. La Cuvée Rosé Laurent-Perrier est issue de la longue expérience et du savoir-faire de la Maison acquis par l’élaboration de ses vin rouges tranquilles, appelés ‘Coteaux Champenois’. Elle a ainsi ouvert la voie à une nouvelle génération de champagne. Elle reste intemporelle, iconique et continue d’enchanter les amateurs de grands vins par ses qualités gustatives, et les esthètes par la beauté et l’élégance de son flacon-écusson d’inspiration Henri IV. La macération du Pinot Noir, procédé rare en Champagne, permet d’obtenir sa couleur délicate et ses arômes de petits fruits rouges frais. Une dizaine de crus provenant principalement des secteurs Sud et Nord de la Montagne de Reims – dont la célèbre Côte de Bouzy – sont privilégiés, notamment les crus d’Ambonnay, de Bouzy, de Louvois et de Tours-sur-Marne. Les installations techniques de Laurent-Perrier sont totalement adaptées et dédiées à l’élaboration de la Cuvée Rosé. Les raisins des parcelles sélectionnées sont triés et égrappés avant la mise en cuve. La macération, d’une durée allant de 48h à 72h suivant la vendange, permet d’extraire la couleur et d’exprimer toute la richesse aromatique du Pinot Noir. Le vieillissement des flacons en cave est de quatre ans minimum. Champmarket : Associez-vous la Cuvée Rosé à des moments particuliers de dégustation ? Laurent-Perrier dévoile les secrets de la Cuvée RoséLaurent-Perrier : La Cuvée Rosé Laurent-Perrier constitue une très agréable mise en bouche et est tout aussi à l’aise autour d’un déjeuner champêtre, d’un pique-nique ou d’un menu gastronomique. Elle fait oublier les rigueurs de l’hiver et marque l’arrivée du printemps, l’éveil de la nature, l’annonce de l’été, d’une lumière plus radieuse, de couleurs plus pétillantes. Vin de plaisir par excellence, la Cuvée Rosé est un enchantement de tous les sens. Champmarket : Avec quels mets conseilleriez-vous de déguster la Cuvée Rosé ? Laurent-Perrier : Combinant une belle vinosité et une fraîcheur exceptionnelle – deux caractéristiques très difficiles à marier dans un même vin – la Cuvée Rosé Laurent-Perrier s’accorde harmonieusement avec une très grande diversité de mets. Elle peut ainsi accompagner poissons crus (rouget mariné, tartare de thon), gambas grillées, charcuterie fine de type italien, canard, agneau ou fromages onctueux comme le Chaource ou le Langres. La Cuvée Rosé sera également l’extraordinaire partenaire des desserts à base de fruits rouges. Les plus audacieux l’apprécieront mariée à la cuisine indienne (curry) voire asiatique. Laurent-Perrier dévoile les secrets de la Cuvée RoséChampmarket : Que représente la Cuvée Rosé dans l’offre de champagnes de la Maison Laurent-Perrier ? Laurent-Perrier : La Cuvée Rosé Laurent-Perrier s’inscrit dans l’histoire de la Maison et  de ses vins haut de gamme. Elle est devenue la référence du champagne rosé. Elle s’est progressivement imposée sur un marché inexploité à l’époque. Créant l’engouement, la Maison Laurent-Perrier a ouvert la voie du succès des champagnes rosés. Champmarket : Qui est “l’amateur type” de la Cuvée Rosé ? Laurent-Perrier : La Cuvée Rosé Laurent-Perrier séduit les épicuriens partout dans le monde, hommes et femmes confondus. Depuis 45 ans, cette cuvée reste intemporelle, iconique et continue d’enchanter les amateurs de grand vin par ses qualités gustatives, et les esthètes par la beauté et l’élégance de son flacon-écusson d’inspiration Henri IV. En dehors des Français, les Anglais, les Américains, les Japonais et les Belges en sont de grands amateurs. Comme le dit Christian Millau dans son ‘Dictionnaire Amoureux de la la Gastronomie’: “Le rosé situerait le champagne dans la catégorie des ‘vins de plaisir’ et non plus dans celle des ‘vins de fête’. Simple mode à une époque; généralement associé aux femmes de par son caractère gourmand et flatteur, le champagne rosé est reconnu à présent comme un vin, apprécié des connaisseurs féminins et masculins.” La Rédaction Champmarket Retrouvez la Cuvée Rosé Laurent-Perrier sur Champmarket et bénéficiez de l’offre d’exception qui vous est réservée. Voir l’interview de Alexandra Pereyre de Nonancourt – membre du Directoire de la Maison Laurent-Perrier]]>

Champagne Henriot – Interview de Thomas Henriot – dirigeant de la Maison Henriot

Comment définiriez-vous le style Henriot ?  La famille Henriot a la chance d’être en Champagne depuis la moitié du 17ème siècle, et de manière beaucoup plus active dans les vins de Champagne à partir de 1791. 1808 fait date avec la création officielle de la Maison par Apolline Henriot. Or, il y a très peu de Maisons familiales en Champagne et de moins en moins qui restent organisées et dirigées par les descendants portant le nom. Nous avons la chance de l’être depuis sept générations. Le style des vins et de la Maison d’aujourd’hui est donc d’abord fondé sur ce que nous sommes à l’origine : des passionnés de viticulture et de vins. C’est notre raison d’être. Quelles sont vos autres particularités ?  Le talent pour l’assemblage, la vinification, la connaissance et le respect du terroir, la très forte volonté d’excellence pour sélectionner les cuvées, les vins et les terroirs. Il n’y a pas de très grand Champagne sans un assemblage. La raison d’être de l’assemblage est d’avoir un résultat très supérieur à la somme des cuvées individuelles. Et cela ne peut se faire qu’avec une parfaite connaissance et un respect des terroirs. La famille Henriot a été pionnière dans ce domaine en mariant le Chardonnay et le Pinot Noir, qui sont les deux cépages royaux de la Champagne, avec une forte utilisation des vins de réserve. Nous avons toujours utilisé du Chardonnay dans des proportions légèrement supérieures à la moyenne. Ce qui nécessite des vieillissements un peu plus longs et une forte utilisation des vins de réserve. Quelles cuvées mettez-vous en avant ? A la différence d’autres Maisons, toutes les bouteilles portent mon nom, celui de mon cher père, de ma famille. Toutes les bouteilles qui sortent de nos caves se doivent donc d’être à la hauteur. La Cuvée Henriot Blanc de Blancs est sans doute celle dont nous sommes les plus fiers. Elle exprime de manière extrêmement simple la qualité de notre vision et de notre assemblage sur le Chardonnay. Ce vin est basé sur 100 % de raisins de Chardonnay : 80 % de grands et premiers crus, avec majoritairement de la Côte des Blancs. Nous allons les chercher entre la Montagne de Reims et la Côte des Blancs, des endroits connus depuis des dizaines d’années pour donner des raisins d’extrême qualité. Quelle est votre deuxième cuvée phare ?  La Cuvée des Enchanteleurs, qui révèle tous les talents de faiseurs de vins, d’assembleurs, de vieillissement et de noblesse. Ce terme est utilisé en Champagne depuis très longtemps. Les ouvriers cavistes manipulaient les vins en caves sous forme de tonneaux. On disait qu’ils « enchantelaient » les fûts les uns sur les autres en  empilant les tonneaux sur des madriers de bois. C’était aussi une façon de conserver pour eux la meilleure cuvée. Notre cuvée de prestige est donc en même temps une sélection et un hommage à des dizaines d’années d’une viticulture passionnée. Elle est composée à 50 % de Pinot Noir et à 50 % de Chardonnay, avec des vins de très grande qualité. Allez-vous lancer de nouvelles cuvées dans les prochains mois ?  Non. Je ne souhaite pas décliner une idée marketing qui consisterait à faire une cuvée X ou Y parce que ce sera la mode pendant trois ans. Nous sommes des gens extrêmement simples, nous ne sommes pas « bling-bling ». Nous ne sommes pas des gens à paillettes ! Nous souhaitons être élégants, raffinés, tout en étant sobres, joyeux et précis. La Maison Henriot se veut la garantie d’un certain nombre de qualités. Où peut-on trouver vos Cuvées ?  Nous ne souhaitons pas être en grande distribution. Nous sommes sélectifs et nous focalisons surtout sur la restauration de prestige, les cavistes, et des cercles ou des associations d’œnologues et de sommeliers prestigieux. Nous commençons également à avoir quelques partenaires sur Internet. C’est le début de l’aventure. Mais je n’ai pas envie d’être partout. Quels sont vos critères de sélection ?  Dans la mesure du possible, nous souhaitons proposer nos Champagnes à ceux qui sont capables de prendre en charge et d’expliquer notre démarche. Ceux qui ont envie d’avoir des cuvées extrêmement abouties, précises, cadrées, garantes de ce que la Champagne a su faire et continue de faire. Vendez-vous plutôt en France ou à l’international ?  Nous sommes globalement équilibrés, entre 45 et 50 % en France et le reste à l’international, principalement en Angleterre, Amérique du Nord, et au Japon. Vous êtes partenaire depuis cette année de l’Open Golf Club. Pourquoi avoir fait ce choix ? Le golf est synonyme de volonté, de précision et de perfection. Il était donc cohérent de s’associer avec l’Open Golf Club, lors de la remise de Prix et de concours sur des parcours d’excellence. Nous proposons ensemble des moments extrêmement sympathiques autour d’un sport de haut niveau et d’élégance reconnue. Est-ce un sport que vous appréciez personnellement ?  Je ne le pratique pas mais je suis fasciné par la maîtrise que le golf exige, la précision des joueurs, la tension nerveuse contrôlée. Cela ne s’improvise pas. Ceux qui gagnent aux compétitions de golf sont ceux qui sont capables de tenir dans la durée. Un peu à l’image de votre Maison ?  Oui, je crois que l’on peut trouver des ponts et des connexions assez facilement ! Comment préférez-vous déguster le Champagne ?  Le Champagne est tellement merveilleux qu’il vous transporte toujours ! Il n’y a pas vraiment d’heure particulière, je me laisse guider. Mais je l’apprécie énormément à l’apéritif. Quel est votre Champagne préféré ?  Sans hésiter, la Cuvée Blanc de Blancs ! Quel est votre meilleur souvenir Champagne ?  Il s’agit sans doute de mon premier souvenir Champagne, lorsque j’habitais, enfant, dans la Montagne de Reims. Je me souviens de mon cher père me prenant par la main au moment des vendanges pour me montrer ce qui se passe dans les vignes, au pressoir, dans les crayères, en caves. Je me souviens du contraste entre ces crayères un peu sombre où règne le plus grand silence, et l’activité dans les vignes au moment des vendanges. Un souvenir fabuleux et fascinant. Propos recueillis par Aurélie Charpentier © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne Pommery – Interview de Nathalie VRANKEN – Directrice Générale

> Découvrez la gamme de Champagnes Pommery Champmarket : Quelle est la stratégie de Vranken-Pommery sur Internet ? Nathalie Vranken : Depuis octobre, toutes les bouteilles sont équipées de flashcode. C’est une vraie révolution. Nos clients qui se connectent via leur smartphone visitent virtuellement les crayères Pommery situées à Reims, suivent des dégustations en vidéos et découvrent l’exposition d’art contemporain. Le flashcode crée plus de transparence et un nouveau dialogue entre la marque et ses consommateurs. Voici l’outil du XXIème siècle. Vous vous proclamez avec humour « reine du pot de yaourt peint ». Que signifie être mécène ? Etre mécène, c’est s’inscrire dans la continuité. Il n’est pas question de caprices, ou de coups d’éclat. Nos engagements sont liés à de fortes convictions. Il est logique que Pommery s’associe à l’art contemporain, car c’est une marque à l’avant-garde. Malgré la crise, tous nos engagements seront maintenus en 2012. Vranken-Pommery restera partenaire des musées Beaubourg de Paris et Metz, du Festival de Ramatuelle, des métiers d’art… La prochaine exposition d’art contemporain prévue en septembre célèbrera les 30 ans des Frac, les fonds régionaux d’art contemporain. Quel est l’intérêt pour la marque ? Le mécénat ne permet pas des retours sur investissement précis et mesurables. Mais la notoriété de Pommery est croissante. Environ 100 000 visiteurs découvrent l’exposition au domaine. Cela fait partie des sept plus grandes expositions privées d’art contemporain en France. Louise Pommery a marqué la Champagne de son influence. Quelle est votre vision de la parité homme-femme ? Louise Pommery était hors normes. Elle a bâti une Maison capable d’exporter son Champagne dans le monde entier. La place des femmes est légitime à tous les postes et dans tous les secteurs d’activités. En octobre, je participerai à nouveau au Women’s Forum à Deauville, où des femmes du monde entier viennent échanger leur expérience. Les Occidentales doivent témoigner de leur évolution. Quelle est votre perception du développement durable ? En 2009, nous avons lancé Pop Earth, le premier Champagne « éco-citoyen ». Le raisin est cultivé selon les principes de la viticulture raisonnée. La bouteille est allégée en verre, l’étiquette en papier recyclé, l’encre sans solvant, la capsule biodégradable, et le bouchon en liège provient de chênes protégés. Enfin, nous prohibons l’emballage. Pop Earth est apprécié des grandes chaînes hôtelières comme Barrière. Il fait partie des sept meilleures ventes du groupe. Que souhaitez-vous pour l’année 2012 ? Plus de sérénité dans le monde. Comment dégustez-vous le Champagne ? A chaque moment de partage et de convivialité.. Le Champagne permet d’inventer ces moments d’échanges. Propos recueillis par Lucie Saunier © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne Deutz – Interview de Fabrice Rosset – PDG

Champmarket : Deutz est un nom qui résonne comme une partition musicale, quelle est son histoire ? Fabrice Rosset : Deutz est une Maison solidement ancrée dans le paysage champenois depuis 1838. Son actionnariat a changé, mais elle est restée familiale et s’est toujours consacrée de façon obsessionnelle à la pérennité du style. Nous ne raisonnons ni en points de marché, ni en ascension volumétrique, mais en termes de personnalité et d’originalité. Quelles sont vos valeurs ? Nous sommes très proches de la terre, de la vigne et du raisin. Ce qui fait que chacun de nos vins allie une élégance et une finesse, à une vraie présence en bouche. Cela est vrai pour notre cuvée brut classique, nos millésimes, et, bien sûr, pour nos trois cuvées de prestige, William Deutz, son interprétation  rosé, William Deutz Rosé, et notre Amour de Deutz. Chacune a cette expression stylistique qui nous est particulière, entre classicisme et naturel. Elle prend tout son sens à la dégustation. Nos vins ont une présence en bouche très flatteuse, très harmonieuse. Ils ont du corps au palais, se déroulent comme un ruban onctueux à la belle tenue, et ne sont jamais ni trop féminins, ni trop masculins. Ce qui fait que dans les dégustations, ils sont toujours classés dans le top 3 ou le top 5, et bénéficient d’une vraie reconnaissance par les experts. Notre Brut est également réputé et salué pour sa constance. La discrétion de notre Maison la rend aussi quelque peu intrigante. Elle éveille la curiosité et le désir de la découvrir. Envisagez-vous alors de la mettre davantage en avant ? Le Champagne a une vocation exportatrice qui n’a pas été dans les priorités de notre Maison jusqu’à présent. Nous avons fait le choix de rehausser et d’affirmer la qualité. Cela nous a permis d’être la Maison qui a eu l’essor le plus important ces quinze dernières années. Nous avons triplé notre production. Nous sommes passés de 600 000 à 2 millions de bouteilles par an. Ce qui nous donne un très beau potentiel de développement à l’export, que nous allons cultiver, à notre rythme. Allez-vous le faire en musique? Vous faites allusion au Trio Deutz. Ce sont trois musiciens du London Symphony Orchestra, qui ont voulu rendre hommage à leur Champagne favori en appelant ainsi leur trio. Cette complicité réciproque nous permet d’organiser régulièrement des concerts privés et d’être co-producteurs de leurs enregistrements. Nous avons d’ailleurs plusieurs projets pour l’année prochaine. C’est un partenariat original, mais sensé, car les concordances sont multiples entre le Champagne et la musique. On parle de notes, de style. Les concertos d’Haendel et de Debussy répondent parfaitement à la légèreté du Chardonnay, tandis que les Polonaises de Chopin riment à merveille avec le Pinot Noir. Côté cuvées quels sont vos projets? Jusqu’à présent, nous n’avions pas de vins de vinothèque. Or, je suis un fanatique de vieux Champagnes. J’ai eu la chance d’acheter à titre personnel une cave de 6 000 bouteilles datant de 1920, qui sont des merveilles à la dégustation. Nous avons donc commencé à garder des quantités significatives de bouteilles pour les générations à venir. Il faut penser pour les dix, quinze ans à venir. > Découvrez la gamme de Champagnes Deutz Catherine Jazdzewski © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne Pommery – Interview de Thierry Gasco – Chef de cave

Champagne Pommery : La nature à l’état pur. Femme visionnaire, Madame Pommery a instauré un style de Champagne en avance sur son époque et toujours aussi contemporain. Voire précurseur en matière d’écologie. Thierry Gasco, Chef de Cave, nous fait entrer dans les coulisses de la Maison créée en 1836. Champmarket : Racontez-nous la Maison Pommery. Thierry Gasco : La Maison a été créée en 1836 par Monsieur Greno qui s’est associé à Monsieur Pommery, lequel lui a racheté deux ans plus tard ses parts. A son décès précoce, son épouse, Madame Louise Pommery, a repris la gestion de la Maison. Elle s’est révélée être une excellente femme d’affaires et a fait prospérer l’entreprise à l’international, notamment en Angleterre. En 1870, elle a acquis en bordure de Reims sur un terrain vague de 50 hectares, un domaine et ses crayères gallo-romaines, soit plus de 18 km de caves fortifiées. Ce domaine a été conservé et restauré à l’identique. Nous y stockons toute notre production. Est-ce que le marché anglais a eu une influence sur l’élaboration de vos cuvées ? Le marché anglais a longtemps été notre premier marché, bien avant la France. Nous avons donc toujours travaillé nos vins dans un style Elisabéthain. C’est-à-dire avec un dosage faible en sucres ajoutés. Madame Pommery a toujours poussé ses chefs de cave à plus de légèreté. Quel était le style de Madame Pommery ? Elle aimait les vins faits d’élégance, de vivacité et de fraîcheur. Même sur des cuvées de garde, des cuvées qui ont plus de trente ans, nous devons apporter la preuve qu’elles sont toujours aussi jeunes, que la fraîcheur est toujours autant présente. C’est le Chardonnay qui donne cette fraîcheur, même s’il ne représente pas plus de 28 % de l’assemblage, voire 35 % dans notre Brut Royal. Comment faites-vous ? Cela passe par l’origine diversifiée de nos approvisionnements en Chardonnay. Chaque cru a des notes gustatives différentes. Le vieillissement du vin intervient également. On doit donner le temps au temps, car il en faut beaucoup pour arriver à maturité. Notre Pommery Brut Royal n’est mis en vente qu’après un vieillissement de trois ans. Enfin, il y a le dosage qui intervient au moment du dégorgement, avec l’apport de la juste quantité de sucre nécessaire. Ce qui préserve toutes les qualités organoleptiques du vin. Quelle autre dame est l’objet de vos attentions ? C’est notre Clos Pompadour. Nous sommes la seule Maison de Champagne de Reims à avoir sur notre domaine un vignoble de 25 hectares constitué des trois cépages. Jusqu’à présent, son assemblage 75 % Chardonnay, 20 % Pinot Noir, 5 % Pinot Meunier n’était pratiqué qu’en magnums. Nous essayons de le reproduire en bouteilles Nous venons de mettre en bouteilles 2003 et de dégorger 2010. Pour le moment, ces cuvées ne sont pas millésimées, mais dans le futur, elles le seront. Ce Clos Pompadour est un Champagne très minéral, où la craie s’exprime pleinement. Il n’a pas une grande complexité en bouche, mais des arômes surprenants de fleurs blanches et des pointes de fruits rouges. Il accompagne bien les crustacées et les fruits de mer. > Découvrez la gamme de Champagnes Pommery Propos recueillis par Catherine Jazdzewski © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne Bollinger – Interview de Mathieu Kauffmann – chef de cave

Maison de Champagne Bollinger, revient sur cette Maison mythique. Champmarket : Bollinger est une Maison mythique. Rappelez-nous ses caractéristiques ? Mathieu Kauffmann : Nous sommes une Maison familiale établie à Ay depuis 1829 dont les héritiers sont toujours les propriétaires. Nous possédons 165 hectares de vignes, que nous entretenons avec le plus de respect possible de la nature. Le désherbage est ainsi fait à la main. Ces vignes couvrent la majorité de nos besoins, et notamment 100 % de nos approvisionnements en Pinot Noir, cépage dominant dans toutes nos cuvées. Nous vinifions majoritairement nos vins en fûts de chêne grâce à un parc de trois mille fûts et utilisons beaucoup de vins de réserve. C’est ce qui donne leur typicité à nos vins. C’est donc le temps qui signe le style Bollinger ? Absolument. Nous jouons sur lui pour affiner et renforcer le caractère de nos cuvées. Il renforce les arômes, leur donne en fin de bouche une délicatesse rare, presque sensuelle, notamment quand il s’agit de ceux d’épices, de brioche, de tarte Tatin. Il rétrécit les bulles, ce qui leur confère une texture onctueuse, veloutée, très agréable et souligne l’équilibre remarquable de nos Champagnes entre finesse, caractère et puissance. Vous fêtez à la fois les 100 ans de la Spéciale Cuvée et les 50 ans de la R.D.?  Notre Champagne Bollinger Spéciale Cuvée est notre cuvée Brut, notre emblème, notre priorité, puisqu’elle représente 90 % de nos ventes. Elle contient plus de vins de réserve que de vins de l’année. Ces « vieux » vins ont entre 5 à 20 ans, sont conservés en magnums bouchés liège et proviennent exclusivement de grands et de premiers crus. Une fois l’assemblage effectué, la Spéciale cuvée est mise en bouteille pour la seconde fermentation et gardée en caves plus de trois ans, soit davantage que ce qu’exige l’appellation Champagne. La R.D. est une cuvée d’exception. Elle dégage des notes de noix de cajou, de miel et de sous-bois. Au palais, ses arômes de fruits à noyau évoluent en café, en truffe et en chocolat. Ce qui fait d’elle un Champagne de très grande gastronomie qui accompagne à merveille des plats comme les risottos aux truffes, le gibier, mais peut aussi se déguster seule avec très vieux comtés ou des gruyères suisses par exemple. C’est aussi le Champagne de James Bond ? Absolument ! Depuis 1973, dans « Vivre et Laisser Mourir ». Albert R. Broccoli, le producteur, était un grand amateur et connaisseur des Champagnes Bollinger. A l’époque, on a découvert notre cuvée à l’écran par hasard. Personne n’avait été prévenu. Ce n’était pas du placement de produit et ce ne l’est toujours pas. Je crois que nous sommes un cas à part, la seule marque de luxe qui ne paie pas pour être présente à l’écran dans ses films. Et la complicité continue toujours… > Découvrez la gamme de Champagnes Bollinger Propos recueillis par Catherine Jazdzewski© AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne Thiénot – Interview de Garance Thiénot – Directrice Marketing

Maison de Champagne Thiénot. Cette jeune Maison trace sa route avec fraîcheur et passion autour de la création et des arts de la table. Garance Thiénot, la directrice marketing, nous fait découvrir les valeurs de cette Maison créée en 1985. Champmarket : Vous avez la chance rare de porter le nom d’une Maison de Champagne. Parlez-nous de cette Maison familiale. Garance Thiénot : Nous sommes la plus jeune Maison de Champagne, puisque mon père l’a fondée en 1985. Son capital est entièrement familial, réparti entre lui, mon frère et moi-même. Nous travaillons donc en famille et faisons un Champagne de niche dont nous privilégions l’absolue qualité. Nous produisons 350 000 bouteilles par an et avons à ce jour une distribution très qualitative et essentiellement d’étoilés. Nous sommes présents, entre autres, en France, chez Paul Bocuse et Anne-Sophie Pic, en Angleterre, au Sketch de Pierre Gagnaire, chez Alain Ducasse au Dorchester, comme à l’atelier Joël Robuchon et chez Gordon Ramsay. C’est sur cette distribution que vous concentrez vos efforts ? Nous n’irons jamais en grande distribution, c’est tout à fait antagoniste avec notre éthique de qualité. Nous voulons nous développer à l’export, aux Etats-Unis et en Asie, sur tous les marchés porteurs de Champagne, mais aussi accentuer nos partenariats avec les cavistes avec l’ambition d’avoir, d’ici dix ans, des corners à notre nom. Nous avons aussi un déficit de notoriété à combler auprès du grand public, qui nous connaît encore peu. Pour cela, nous avons mis en place cet hiver une campagne de publicité, dans les supports références du vin et du Champagne, qui nous met en scène mon frère et moi. Vous avez chacun une cuvée à votre nom ? Nous avons une gamme classique de Champagnes avec une Cuvée Thienot Brut, un Thienot Brut rosé et un Millésimé, et des cuvées plus “familles” assemblées à partir de grands et de premiers crus. Le Blanc de Noirs s’appelle Garance, le Blanc de Blancs Stanislas, et la troisième Alain Thiénot comme mon père.

> Découvrir le Lot des Cuvées Alaint Thienot, Stanislas et Garance
C’était aussi le nom de la Maison quand mon père l’a créée, mais Paul Bocuse, qui est un de ses amis, lui a conseillé de l’appeler Thiénot tout court. Et cela sonne bien ! Quel est le style Thiénot ? Nous possédons 27 hectares de vignes en propre, des parcelles réparties sur la Montagne de Reims et la Côte des Blancs, et avons des contrats d’approvisionnement sur 13 hectares de vignes. Nos cuvées sont sur des assemblages toujours très équilibrés entre les cépages. Par exemple, notre Millésime 2004 est 50 % Chardonnay, 50 % Pinot Noir. Avec ses notes de fruits d’automne, de pommes, de poires, il a une finesse et une fraîcheur qui persistent agréablement tout au long de la dégustation. C’est notre signature. Cette cuvée est parfaite en apéritif comme pour accompagner un repas. 60 % Chardonnay, 40 % Pinot Noir, la Cuvée Alain Thiénot 99 a des arômes de viennoiseries qui font d’elle un vin de grande gastronomie, mais elle conserve, elle aussi, cette fraîcheur grâce à son dégorgement. Nous dégorgeons nos vins au fur à mesure, soit 4 mois avant leur commercialisation. Vous êtes partenaire du Bocuse d’Or, mais aussi du Salon Maison & Objet ? Des grandes tables aux belles tables, il y a en effet une cohérence, une légitimité à notre présence. Nous sommes une Maison contemporaine qui accompagne et soutient les talents. > Découvrez la gamme de Champagnes Thienot Catherine Jazdzewski © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne Laurent-Perrier – Interview de Alexandra Pereyre de Nonancourt – Membre du directoire.

Maison de Champagne Laurent-Perrier fêtera l’année prochaine son bicentenaire. En attendant, elle signe un Laurent-Perrier Brut millésimé 2002, un vin rare et remarquable. Champmarket : Quel est votre plus beau moment Champagne ? Alexandra Pereyre de Nonancourt : Le jour de mon mariage en 1987, mon père, Bernard de Nonancourt, a dévoilé la cuvée Alexandra Millésimé 1982, un Rosé très particulier. Il s’est peu exprimé lors de la fête, son discours était très court. J’ai alors compris que ce Champagne était un message intime et qui me révélait sa passion pour un métier : les vins de Champagne.  Vous êtes une Maison familiale. Quelles sont vos valeurs ? Nous restons ancrés dans le terroir champenois tout en étant tournés vers l’avenir. C’est la dynamique initiée par mon père, qui a propulsé la marque à l’international, en la hissant en 60 ans de la 100ème place mondiale à la 3ème place en valeur. Il a créé une gamme novatrice avec le Laurent-Perrier Grand Siècle, la Cuvée Rosé et l’Ultra Brut. Il a aussi développé la distribution. Parlez-nous du chef de cave Michel Fauconnet. C’est l’histoire d’une fidélité. Oui, car Michel Fauconnet est entré chez Laurent-Perrier en 1973. Il a collaboré avec Edouard Leclerc, le premier chef de cave, puis son successeur Alain Terrier. Il a pris la suite en 2005. Il a fait fructifier l’héritage acquis de ces deux hommes. Comment décrire la gamme Laurent-Perrier ? On peut la décliner au fil des saisons. La Cuvée Rosée, forte de ses arômes de fruits rouges, se boit au printemps. Le Laurent-Perrier Ultra-Brut, qui cultive la fraîcheur, est idéal l’été pour accompagner par exemple un carpaccio de poisson. Les Millésimes se savourent en automne, dans un salon, au coin du feu. La Cuvée Grand siècle accompagne la fin de l’année. Sa complexité se marie avec des truffes par exemple. Enfin le Laurent-Perrier Brut est adapté aux apéritifs en toute saison. Pourquoi lancer cette année un Brut Millésimé 2002 ? Parce que l’année est exceptionnelle, équilibrée en Chardonnay et en Pinot Noir. Il y a la maturité, le plaisir et la fraîcheur recherchés par Laurent-Perrier, qui ne millésime que les plus grandes années. L’attaque en bouche est très vive, accompagnée d’une fine effervescence. Plutôt mer que terre, ce millésime se marie très bien avec un pot au feu de Saint -Jacques. Quelle est votre plus grande fierté ? La complicité entre mon père Bernard de Nonancourt, ma sœur Stéphanie et moi. J’ai travaillé pendant vingt ans avec lui, le temps d’une formation unique, d’un long cheminement. Cette complicité a duré jusqu’au dernier moment. Comment dégustez-vous le Champagne ? 11 h du matin est le moment idéal, lorsque le palais est neuf, capable de percevoir toutes les composantes du vin. J’aime aussi le soir après une journée de travail. C’est un pur moment d’évasion, d’ouverture et d’échange. On entre en communion avec les autres. > Découvrez la gamme de Champagne Laurent-Perrier Propos recueillis par Lucie Saunier © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne A.R. Lenoble – Interview de Anne Malassagne – Présidente

Maison de Champagne A.R. Lenoble) : « Nos vins ont la particularité d’être élégants ». Fondée en 1920, la Maison AR Lenoble est gérée par la quatrième génération. Anne Malassagne, présidente d’AR Lenoble fait rentrer Champmarket dans les coulisses de sa Maison. Et nous dévoile ses préférences. Champmarket : A.R. Lenoble est restée une Maison à caractère familial. Est-ce un atout ? AM. : Une famille, c’est un gage de stabilité. Nous avons la chance d’exploiter 18 hectares de vigne dont la majorité se situe à Chouilly, village classé grand cru. C’est un terroir exceptionnel. AR Lenoble produit peu, mais les vins sont de grande qualité et élégants. Mon frère Antoine et moi avons une totale maîtrise de la stratégie et du développement. Sans subir de pressions extérieures quant à des objectifs de rentabilité immédiate, nous avons plus de liberté dans nos choix et nos convictions personnelles. Comment jugez-vous la dernière récolte ? Ce fut une belle récolte tant en quantité qu’au niveau de la qualité sanitaire des raisins. La grande particularité de la récolte 2011 fut l’hétérogénéité des maturités et des niveaux d’acidité plutôt bas en moyenne. Il a donc fallu décider des dates de cueillette parcelle par parcelle et faire un travail sur mesure au pressoir. Quelles sont les dernières nouveautés signées AR Lenoble ? Nous démarrons la vente de la Cuvée Gentilhomme millésime 2002, issue des plus belles parcelles de Chouilly et d’une très grande année en Champagne. Quelle cuvée mettriez-vous particulièrement en avant ?  Un nouveau flacon, très élégant et raffiné, pour notre nouveau Rosé Millésimé 2006. Plus glamour et séduisante que notre ancienne bouteille transparente, cette bouteille couleur feuilles mortes a également l’avantage de mieux protéger le vin de la lumière. Directement exposé aux UV dans une bouteille transparente, le vin prend en effet très rapidement des goûts peu flatteurs. Avez-vous une recette fétiche pour accompagner le Champagne ? Oui. J’aime préparer un risotto aux cèpes, mascarpone et tuiles de parmesan. C’est une recette qu’il faut savourer avec un Champagne AR Lenoble cuvée Gentilhomme 2002 Grand cru Blanc de Blancs. Prenez 300 g de riz arborio ou carnaroli, 1 litre et demi de bouillon de volaille, 2 oignons blancs, 1 verre de Champagne AR Lenoble Cuvée Riche Demi-Sec, 600 g de cèpes, 4 cuillères d’huile d’olive, 2 cuillères de mascarpone, 60 g de parmesan râpé, 2 cuillères à café de farine, sel, et poivre. Faites cuire les cèpes dans l’huile d’olive à feu moyen. Puis mélangez le parmesan et la farine dans un bol. Etalez dans une poêle le mélange en formant des petites crêpes avec une spatule. Au bout de 30 secondes, retirez les petites crêpes et réalisez des tuiles. Portez à ébullition le bouillon et maintenez-le au chaud. Faites fondre les oignons dans le reste d’huile d’olive dans une grande cocotte à feu doux sans coloration. Ajoutez le riz, le Champagne et le bouillon pendant 20 min de cuisson environ. Incorporez le mascarpone et les cèpes. Ensuite, place à la dégustation ! > Découvrez la gamme de Champagne A.R. Lenoble Propos recueillis par Lucie Saunier © AdC – L’Agence de Contenu]]>

Champagne G.H Mumm – Interview de Didier Mariotti – Chef de Cave

G.H. Mumm) : « Trouver l’équilibre entre respect et création ». A 40 ans, Didier Mariotti est l’un des plus jeunes Chefs de cave de la région. Il signe Brut Sélection, un nouveau Champagne à la fois moderne et respectueux de la philosophie d’une Maison créée en 1827. Champmarket : Quel est l’univers sensoriel de Brut Sélection ? Didier Mariotti : Alors que le Cordon Rouge G.H. Mumm est tout en fraîcheur, le G.H. Mumm Brut Sélection est plus complexe avec des arômes de fruits secs, noisettes, pralins, nougats et miel. C’est un Champagne qui doit surprendre les amateurs avec élégance, raffinement et retenue. Quels sont ses atouts ? Pour Brut Sélection, la Maison travaille uniquement les raisins issus de cinq terroirs classés grands crus, qui sont au cœur du style de nos vins : Verzenay, Bouzy, Aÿ, Avize et Cramant. Ce Champagne est composé de Pinot Noir (60%) et de Chardonnay (40%). Son temps de vieillissement est allongé : cinq ans au lieu de deux ans et demi pour Cordon Rouge.   Comment doit-on le déguster ? Les Champagnes sont généralement servis à 8°. Cela permet au Chardonnay de s’exprimer. Mais, pour un vin à base de Pinot Noir, je recommande une température de 14°. La structure en bouche sera plus équilibrée. Brut Sélection peut se savourer en apéritif avec des macarons au foie gras ou un carpaccio de langouste rose marinée au miel d’acacia, ou bien encore en accompagnement de plats.   Chez GH Mumm, le chef de cave est-il le gardien du temple ? Il est  vrai que je veille sur des trésors, de très vieux millésimes. Je perpétue aussi une tradition transmise depuis près de deux siècles. Mais j’essaie de faire évoluer la Maison. Le designer Patrick Jouin qui signe une gamme d’accessoires contemporains en est la preuve. C’est la touche de modernité. C’est un équilibre entre respect du passé et création. Quels sont vos plaisirs au quotidien ? J’aime tout ! Les vendanges, les dégustations, les rencontres avec les vignerons, et les clients… Tout change en fonction des cycles du vin et des saisons. J’apprécie même les années difficiles comme 2010, lorsqu’il a fallu travailler dur pour réussir les assemblages. > Découvrez la gamme de Champagnes G.H. Mumm Propos recueillis par Lucie Saunier © AdC-L’Agence de Contenu]]>

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