Conseils du Sommelier

Cuvée Grand Cru : De si beaux villages

En Champagne, la terre parle. Ce sont les villages qui font les Grands Crus. Pour des vins qui frisent avec le nirvana.
Petit cours d’histoire géographie. Le classement en Grands Crus fête en 2011 ses 100 ans. C’est en 1911 que, en se basant exclusivement sur leur expérience, les négociants champenois ont classé dix-sept villages comme étant ceux qui produisaient – et c’est toujours vrai – les meilleurs raisins. Attention, on dit bien village, et non pas parcelle ou vignoble ! Comme Avize, Ay, Oger, Bouzy, Cramant… Ce sont les parcelles de Chardonnay et de Pinot Noir qui les composent, qui sont appelés Grands Crus.

Mais qu’ont-ils donc de plus que les autres ? « Leur terroir, soit un sol à majorité de craie, laquelle peut être plus ou moins profonde. Leurs coteaux qui sont plus ou moins pentus, plus on moins bien exposés au soleil et /ou protégés des vents, des pluies, du gel, et enfin leur climat qui est différent d’une parcelle à l’autre », explique Jean-François Perrot-Minnot, président des œnologues de Champagne. Ce qui aboutit à une matière première et à des raisins qui frayent avec la perfection. Et comme toujours, c’est au chef de cave d’en disposer à sa guise. Libre à lui de les utiliser pour enrichir une cuvée Brut comme le font les Maisons de Champagne Bollinger et Lanson, ou raffiner les facettes d’une cuvée à vocation plus gastronomique comme le Blanc de Blancs 2002 de la Maison AR Lenoble.

De la délicatesse

Qu’est ce que le grand cru apporte alors ? « Une délicatesse, une minéralité qui élargit la gamme aromatique du vin et multiplie ses accords avec les mets ». Ainsi, ce Blanc de Blancs fait écho aux gibiers à plumes, aux volailles, et exhalent des notes de noisette et de vanille aussi présentes que fines au palais. Comme un Dom Ruinart de Ruinart, ou un Fût de Chêne 2000 d’Henri Giraud.

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La Rédaction Champ’Market